Roger Mikulak, fondateur du cross du Courrier de l'Ouest.
Photo Le Courrier de l'Ouest - Josselin Clair
10:19
Vendredi 25 oct 2013

Au cross du Courrier de l'Ouest, « il a toujours fait beau, sauf… »

Avant le 39e cross du Courrier de l’Ouest, qui se déroulera comme d’habitude au parc de Pignerolle, à Saint-Barthélémy près d'Angers lundi 11 novembre, Roger Mikulak, fondateur de l’épreuve, ouvre la boîte aux souvenirs.

Le cross le plus drôle

« C’était il y a deux ans. L’orchestre jouait et la musique a dû plaire aux cadettes. Elles étaient une quinzaine sur le podium. Elles se sont prises par le cou avant de se mettre à danser un french-cancan. C’était aussi spontané qu’inattendu ! Je ne sais pas pourquoi elles ont fait ça, peut-être qu’elles trouvaient que ça traînait ».

Le cross le plus surprenant

« Ce sera toujours le premier, en 1975. C’était la première fois qu’une course était ouverte aux licenciés et aux non-licenciés dans le Maine-et-Loire. Il y a eu plus de 3 500 coureurs et plus de 10 000 personnes dans le parc de Pignerolle. C’était une surprise ! (…) On voulait faire un cross avec de l’ambiance et c’est ce qui continue de faire son succès aujourd’hui : les stands des clubs et l’animation musicale. Cette année, ce sera le bagad de Trélazé. En plus, le parc de Pignerolle est un joli spectacle à l’automne ».

Le cross le plus difficile

« Il a toujours fait beau, sauf à deux ou trois reprises… La dernière fois, c’était il y a deux ans. Il y avait un avis de tempête générale sur la France. On ne savait pas si on allait monter les stands. Le matin du cross, les pompiers et la mairie de Saint-Barthélémy-d’Anjou sont venus faire une visite technique. Tout s’est bien passé, mais si on avait dû annuler le jour même de l’épreuve, on aurait eu 5 000 personnes devant les grilles de Pignerolle ! En 38 ans, on a eu seulement trois fois du mauvais temps le 11 novembre. On a toujours eu du pot ! ».

Le cross le plus serré

« Vient qui veut, il n’y a aucune prime ou frais de déplacement, on est le cross le moins doté, c’est un choix depuis l’origine. On a fait le choix de ne pas donner d’argent aux vedettes mais de le redistribuer aux clubs. Mais même sans grande vedette, il y a toujours des arrivées très disputées avec les Paillat, Essaïd, Brécheteau… Toutes ces arrivées sont magnifiques. D’ailleurs, le public rapplique toujours sur la ligne d’arrivée pour le final ».

Le cross le plus long

« J’ai 76 ans et ça devient de plus en plus difficile : c’est le jour le plus long ! Je suis sur les stands dès 7 heures du matin et souvent je ne vois pas la fin du podium… J’en ai plein les pattes. 350 bénévoles se relaient de 7 heures du matin à 7 heures du soir. Il y en a 250 dans les bois comme juges, et 100 dans les stands à éplucher les pommes de terre et à remuer les moules ».

Le cross le plus émouvant

« C’est le cross des familles. À midi, il y a 1 500 personnes qui se rassemblent au pied du podium, c’est le grand moment de la journée ».

Entretien : Christophe RICCI