Le Parcours des familles du cross du Courrier de l'Ouest et de la Ville d'Angers - Espace Anjou
Photo archives Le Courrier de l'Ouest - Josselin Clair
17:32
Vendredi 08 nov 2013

Angers. Cross du Courrier de l'Ouest : "Quand ma mère courait dans le vide"

L'approche du 11 novembre continue de raviver les souvenirs autour du cross du Courrier de l'Ouest et de la Ville d'Angers - espace Anjou. Voici les souvenirs de la famille Durand…

+ Les résultats du 39e Cross du Courrier de l'Ouest par ici

"Le Courrier de l’Ouest, ce sont des histoires de famille, bien sûr, et donc la nôtre, qui, depuis le début, affiche une participation sans faille de notre famille, à travers mon cher papa Bernard, ma sœur Delphine, mes frères Sylvain et Grégory, moi-même Jérôme, l’aîné des garçons qui viens lundi en famille avec mes trois bonhommes et mon épouse Anne (Fièvre, la fille de Jacques).

"Nous bouclerons une première boucle, puisque je fais mon entrée en vétéran et mon petit dernier la sienne en poussin. Je ne vous parlerai pas de notre famille et de notre plaisir de (re)venir chaque année, votre journal l’a déjà fait plusieurs fois, mais d’une  anecdote de famille : notre seul et unique cross des familles, l’un des premiers de l’époque en 1988 ou 1989, je ne sais plus.

"Car c’est de celui-là dont nous parlons souvent à la maison. J’étais cadet, et nous avions décidé, avec papa et maman pour nous amuser et pour enfin courir une fois ensemble de participer.

Des 4 frères et sœurs, c’est « tombé » sur moi, car ma course venait d’avoir lieu, je n’allais donc pas y laisser du jus. J’avais déjà tout donné et étais monté sur le podium. Avec en guise de récup, le cross des familles.

"Le départ donné, nous étions au rythme de maman, dans le 1er tiers du peloton. Au fil des hectomètres, nous avons constaté que nous étions de plus en plus proche de la tête de course. Avec papa, réalisant que nous pouvions gagner la course, nous avons pris maman « sous les bras » et avons accéléré jusqu’à remporter la victoire: ce fut notre plus grand éclat de rire et de fait notre plus beau souvenir : ma mère, Françoise, faisait des pas de géant, ou plutôt, courait dans le vide, ne touchant qu’inopinément un pied au sol… elle a tant ri que je ne peux pas vous narrer la suite… 

Sur le podium, l’ambiance était joviale, entre le plaisir d’avoir gagné et du souvenir encore chaud de notre course hilare.  Personne n’a jamais réalisé pourquoi nous riions sur le podium.

A l’époque, les vainqueurs recevaient un lot : nous sommes repartis avec un mini-téléviseur qui a fait pendant quelques années le bonheur de notre fratrie, bien que la taille de l’écran et la qualité de la réception laissaient à désirer… Toute une époque…"
 

Jérôme Durand