VIH/SIDA : mobilisation mondiale

A l’occasion de la journée mondiale de lutte contre le VIH/SIDA ce samedi 1er décembre, la mobilisation bat son plein dans le monde entier. Et c’est n’est guère surprenant. En France même, alors qu’on en parle trop peu, la pandémie fait encore des victimes notamment –mais pas exclusivement – parmi les homosexuels. Dans les pays en développement, et en particulier dans les pays d’Afrique subsaharienne, un autre fléau s’ajoute au VIH : la tuberculose en effet, y reste la principale cause de décès parmi les séropositifs au VIH. Le point sur la situation.

En France, 6 500 nouvelles infections par le VIH ont lieu chaque année. Paris et sa région restent les zones les plus concernées par la pandémie dans l’Hexagone, avec un taux de nouvelles infections 5 fois supérieur à la moyenne nationale.

Les hommes qui ont des relations sexuelles avec des hommes sont toujours les plus touchés. Le taux de contamination par le VIH est, pour eux, 200 fois supérieur à celui de la population générale. Cette année encore, la Ville de Paris se mobilise pour rappeler l’importance de l’utilisation du préservatif, par le biais d’une nouvelle campagne de communication notamment. D’autant que de nombreuses idées reçues semblent persister en France sur les modes de transmission.

Plus d’antirétroviraux contre la tuberculose

Dans le monde, sur 34 millions de malades, 23,5 millions vivent en Afrique subsaharienne. Heureusement, de plus en plus de séropositifs y ont accès aux traitements antirétroviraux. Leur nombre a ainsi augmenté de 63% entre 2009 et 2011, atteignant plus de 8 millions de patients.

Cette dynamique est d’autant plus importante que la réduction du nombre de morts dus à la tuberculose est, elle aussi, dépendante de l’accès à ces traitements. En effet, cette maladie reste la principale cause de décès chez les séropositifs au VIH. Ainsi l’augmentation du nombre de patients sous antirétroviraux a-t-elle permis une baisse de son incidence de 13% dans le monde, au cours des deux dernières années.

Des hommes moins sensibles au traitement

Selon des travaux menés en Afrique par des chercheurs de l’Epicentre et de l’Institut de Recherche et Développement (IRD), les hommes dans cette région répondraient moins bien aux antirétroviraux que les femmes. « L’organisme des hommes semble réagir moins vite aux traitements », observent les auteurs.

« Cette différence s’explique par une moins bonne observance. Mais elle peut aussi refléter une différence biologique, les hommes ayant des niveaux de lymphocytes T-CD4 inférieurs à ceux des femmes », poursuivent-ils. C’est pourquoi « les hommes doivent faire l’objet d’une attention soutenue de la part des programmes de lutte contre la maladie ».

Aller plus loin : Lisez le document de l’IRD SIDA : en Afrique, les hommes répondent moins bien au traitement.

 

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