Vers des chimio plus efficaces

Les chimiothérapies figurent parmi les traitements les plus utilisés contre les cancers. Elles ont pour but d’éliminer les cellules tumorales, soit en les détruisant physiquement soit en les affamant pour empêcher leur développement. Or dans certains cas, ces traitements provoquent des réactions immunitaires inattendues – et pour le moins indésirables - qui entraînent le développement de nouvelles tumeurs. Une étude menée chez la souris ouvre de nouvelles pistes thérapeutiques.

Deux médicaments de chimiothérapies – le 5-fluorouracile et la gemcitabine - couramment utilisés dans le traitement des cancers du côlon, du sein et du pancréas, favorisent ce type de réactions. L’équipe du Pr François Ghiringhelli, de l’unité INSERM 866 à Dijon, s’est penché sur les mécanismes impliqués dans cette réaction indésirable qui naturellement, nuit au rapport bénéficé-risque de ces chimiothérapies.

« Ces deux agents chimiothérapeutiques activent un complexe protéique au sein de certaines cellules du système immunitaire », expliquent les auteurs. La protéine ainsi activée pervertit la réponse de l’organisme au traitement, et induit la production d’une autre protéine, dotée de propriétés pro-tumorales. Ces résultats pourraient expliquer pourquoi certains traitements n’ont pas toujours l’efficacité escomptée. De plus, ils suggèrent que le ciblage de « l a protéine responsable (de ce phénomène) pourrait améliorer l’efficacité de ces chimiothérapies ».

 

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