Vaccins : pour être bien protégé, mieux vaut naître à la bonne saison…

Les petits Sénégalais sont-ils mieux protégés par leur vaccin anti- coquelucheux selon qu’ils soient nés à une saison ou une autre ? C’est ce qu’affirme Lobna Gaayeb, du Centre d’immunologie et d’infections de l’Institut Pasteur, à Lille. Elle a mesuré en effet, l’impact de différents facteurs environnementaux « susceptibles de moduler la réponse immunitaire ».

« Tous les enfants ne tirent pas les mêmes bénéfices de la vaccination contre la coqueluche » explique-t-elle. Après avoir suivi pendant 18 mois, plus de 400 enfants, âgés de 1 à 9 ans, habitant cinq villages de la région de Podor (au nord du Sénégal) elle a mis au jour « une forte influence de la saison de naissance sur la réponse au vaccin contre la coqueluche ».

Les réserves de nourriture en cause

Ainsi par exemple, les enfants nés à la saison sèche seraient-ils mieux immunisés. Pourquoi ? Une explication possible tiendrait « aux aléas de la sécurité alimentaire dans cette région essentiellement agricole » indique Lobna Gaayeb.

Les petits qui viennent au monde en saison des pluies souffrent davantage des périodes de pénurie alimentaire, qui marquent cette période de l’année, où les réserves alimentaires s’épuisent. La malnutrition provoque des retards de croissance, qui eux-mêmes peuvent entrainer une diminution de la réponse aux antigènes vaccinaux.

« Au vu des résultats de cette étude, nous poursuivons nos recherches afin d’étudier l’effet de l’environnement saisonnier sur la réponse à d’autres antigènes vaccinaux, comme celui du tétanos, de la diphtérie ou de la tuberculose » conclut Lobna Gaayeb.

 

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