Un nombre record de médecins en France !

Le Conseil national de l’Ordre des Médecins (CNOM) vient de publier son sixième Atlas de la démographie médicale. Principal enseignement, une augmentation significative du nombre des médecins retraités et une quasi-stagnation des praticiens actifs. Pour autant, la France compte un nombre record de médecins : 268 072 !

Les données du sixième Atlas de la démographie médicale posent la question de l’accessibilité aux soins en tout point du territoire. « La présence des médecins continue d’être très disparate d’une région à l’autre », indique le CNOM. La Picardie, où la densité médicale est faible, recense une nouvelle baisse du nombre de médecins en activité. Et celle-ci devrait s’accentuer jusqu’en 2017. A l’inverse, la région Rhône-Alpes, réputée attractive, enregistre une augmentation.

Si les jeunes médecins semblent plus attirés par l’exercice libéral, ils restent pour la plupart dans leur région d’études. En 2006, seuls 10% des nouveaux médecins inscrits au CNOM avaient opté pour la filière libérale. Cinq ans plus tard, ils sont 35%. Mais près de 80% de ces médecins s’installent dans leur région. Ce qui explique en grande partie le manque de praticiens dans certaines zones de l’Hexagone

Pas de pénurie, mais une mauvaise répartition

Président de la Confédération des Syndicats médicaux français médecins (CSMF), le Dr Michel Chassang, refuse de parler de pénurie de praticiens. Dans le cadre de la XVIIIe Université d’été de la CSMF, il nous a accordé un entretien. « Nous n’avons jamais eu autant de médecins dans notre pays. Notre densité médicale est 1,5 fois plus élevée qu’aux Etats-Unis. Le grand problème, c’est que les médecins sont mal répartis et choisissent des disciplines dont nous n’avons pas forcément besoin. En clair, il y a trop de dermatologues qui s’installent dans le sud-est de la France et pas assez de pédiatres dans la région Centre ».

Pour lui, « il est indispensable d’aborder ce sujet d’un point de vue qualitatif et non quantitatif. Nous devons utiliser la panoplie des mesures incitatives pour encourager l’installation des jeunes médecins dans des zones déficitaires. Le problème, c’est que ces mesures restent opaques pour ces jeunes. La plupart d’entre eux ne connaissent même pas leur existence ».De son côté, le CNOM avance la piste de la formation à l’exercice libéral au cours du cursus universitaires, en augmentant le nombre de stages dans toutes les spécialités.

 

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