Un antidouleur, la pivoine ?

En phytothérapie, seule la racine de la pivoine est utilisée. Séchée puis fragmentée, elle est employée en infusion ou en décoction. La mythologie raconte que c’est le dieu guérisseur grec Paeon qui aurait découvert les propriétés médicinales de la pivoine, appelée aussi rose de la Pentecôte. Son nom scientifique rappelle d’ailleurs cette légende. La pivoine porte le nom latin de Paeonia officinalis.

La substance active contenue par la racine de pivoine est la paeoniflorine. Elle a de puissants effets analgésiques, anti-inflammatoires, antispasmodiques et sédatifs. Ils sont appréciés pour le traitement des rhumatismes, mais aussi contre les spasmes gastro-intestinaux, certaines aménorrhées et les dysménorrhées, c’est-à-dire des interruptions ou des douleurs pendant les périodes de règles. En usage externe, la racine serait aussi indiquée contre l’eczéma atopique et les douleurs rhumatismales.

En cas d’utilisation par voie interne et en cas de surdosage, les racines peuvent entraîner des gastroentérites. En outre, leur consommation est déconseillée aux femmes enceintes et allaitantes.

A noter que la phytothérapie est utilisée en médecine traditionnelle depuis des siècles. Son efficacité et son innocuité restent toujours discutées. Et pour cause, comme l’explique l’Organisation mondiale de la Santé dans un rapport de 1998, « un nombre relativement petit d'espèces de plantes ont été étudiées pour d’éventuelles applications médicales ». Cet article s’inscrit naturellement dans cette démarche.

 

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