Trop lent ? Et si c’était un TOC ?

Face à un patient qui vit à un rythme extrêmement lent, les psychiatres parlent de syndrome de « lenteur primaire ». Et en réalité, il s’agit d’un trouble obsessionnel compulsif (TOC), à part entière. Explications.

Le moindre acte de la vie quotidienne, comme le fait de s’habiller, de manger, de ranger une pièce… peut leur prendre des heures. Ces patients souffrant de TOC de « lenteur primaire » sont très difficiles à supporter pour leur entourage. La compulsion qui les fait agir avec une telle lenteur les empêche même parfois, dans les cas graves, de sortir de chez eux.

Dans la plupart des cas, cette catégorie de patients présente ses troubles de façon précoce. Or l’apparition des symptômes dans l’enfance ou l’adolescence, est un facteur de gravité supplémentaire. La prise en charge est alors d’autant plus difficile que les obsessions et les compulsions sont davantage ancrées dans la personnalité du sujet.

Si le retour à un tableau clinique normal est très rare, une psychothérapie comportementale et cognitive peut permettre au malade d’alterner des phases de rechute et de rémission. Dans les cas très sévères, le TOC peut mener à une désocialisation et à l’impossibilité de mener une vie professionnelle et familiale satisfaisante.

 

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