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Trélazé Euro féminin de basket : Les "Braqueuses" et l'héritage de Londres

0 15.06.2013 16:08
A Trélazé, l'Euro a lieu dans la nouvelle salle Arena Loire.

A Trélazé, l'Euro a lieu dans la nouvelle salle Arena Loire.

Infographie Le Courrier de l'Ouest

Les "Braqueuses", très attendues par leur public, vont essayer de prospérer sur la belle image laissée l'an passé aux JO de Londres lors de l'Euro-2013 dames de basket, que la France organise à partir de samedi et jusqu'au 30 juin avec le statut d'incontestable favori.

Trois fois déjà la France avait accueilli l'événement (après 1962, 1976 et 2001), mais jamais l'engouement n'avait été tel. Les "Braqueuses" sont entrées dans le cœur des Français en décrochant l'argent olympique à Londres l'été dernier. Pendant leurs matches de préparation, elles ont partout été reçues comme des rock stars.

        -> Le programme du jour

       12h30 : Serbie - Grande-Bretagne

       15 heures : Lituanie - Croatie

       18h30 : Biélorussie - République Tchèque

       21 heures : France - Lettonie

A Bourg-en-Bresse, Roanne, Clermont-Ferrand et Villeurbanne, elles ont joué à guichets fermés. Le succès populaire de l'Euro est déjà assuré dans les 5 sites hôtes: Vannes (Morbihan) et Trélazé (Maine-et-Loire) pour le 1er tour, Mouilleron-le-Captif (Vendée) et Lille pour le 2e, et Orchies (Nord) qui accueille la phase finale (quarts, demies et finale).

Partout le public a répondu présent, avec un taux de remplissage prévu de 95 à 98% en soirée. La Fédération française a eu le nez creux en se portant candidate à l'organisation de cet Euro, idéal pour prolonger l'emballement né à Londres.

"Gérer la pression"

Les joueuses, elles, savourent. "C'est top, c'est génial, sourit Céline Dumerc, la capitaine, éblouissante aux JO. Le fait de jouer dans des salles pleines à chaque fois, c'est un vrai plaisir. Ca nous donne une envie, une motivation, une énergie supplémentaire."

Mais avec les succès viennent aussi les responsabilités. Seulement battues en finale des JO par les Américaines, les Françaises doivent confirmer. D'autant qu'elles restent sur un titre à l'Euro-2009 et une médaille de bronze en 2011.

"Forcément il y aura de la pression, mais ça va être à nous de la gérer, estime Dumerc. Il faudra ne pas se laisser parasiter par une pression néfaste, et uniquement se nourrir de l'ambiance, du fait de jouer à la maison, pour en tirer une énergie positive."

L'équipe de France n'est pourtant plus tout à fait celle de Londres. Cinq des médaillées olympiques ne sont plus là, après avoir pris leur retraite, ou par choix personnel ou encore sur blessure : Florence Lepron, Clémence Beikes, Jennifer Digbeu, Elodie Godin et Marion Laborde.

Elles sont remplacées par des joueuses expérimentées déjà vues sous le maillot bleu comme Anaël Lardy, ou des jeunes talents comme Valériane Ayayi (19 ans) et Diandra Tchatchouang (22 ans). Les Bleues y gagnent en qualité individuelle mais y perdent en vécu collectif.

Renouvellement et axe fort

"Elles ont plus de potentiel certes, mais moins de connaissance du jeu aussi", souligne Dumerc. "Les cinq d'avant étaient des joueuses de mission. La question est de savoir si les nouvelles vont s'adapter au rôle précis qu'on va leur donner. Je pense qu'elles auront la maturité pour."

Malgré ce renouvellement, les axes forts de l'équipe restent les mêmes, avec à la mène Dumerc et Edwige Lawson-Wade, dont ce sera la dernière compétition, et à l'intérieur un quatuor sans équivalent en Europe avec Endéné Miyem, Emmeline Ndongue, Isabelle Yacoubou et Sandrine Gruda.

L'identité de l'équipe dirigée, peut-être pour la dernière fois, par Pierre Vincent, n'a pas non plus fondamentalement changé, restant essentiellement basée sur la défense.

Les "Braqueuses" ont ainsi fait un tabac en préparation, avec neuf victoires en neuf matches, par 21,7 points d'écart en moyenne. La France avait remporté le dernier Euro disputé sur son sol en 2001.

La médaille d'or paraît d'autant plus lui tendre les bras qu'aucun autre favori ne se détache vraiment, pas même la Russie, le tenant du titre. Mais il lui faudra éviter tout faux pas malencontreux, dès samedi face à la Lettonie qui l'avait battue en 2011.

 

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