Recevez gratuitement la lettre d'information générale du Courrier de l'Ouest.
Chaque matin, l'essentiel de l'actu est déjà dans votre boîte mail.

Je m'inscris !

Tchad Vague de protestations après le viol d'une Angevine : 2 manifestants tués

0 23.02.2016 10:28
Une manifestation pour soutenir l'Angevine samedi à Angers, place du Ralliement.

Une manifestation pour soutenir l'Angevine samedi à Angers, place du Ralliement.

Photo Le Courrier de l'Ouest

Le viol d'une jeune Angevine d'origine tchadienne, par des fils de dignitaires, puis la mort de deux manifestants qui dénonçaient ce crime cristallisent depuis une semaine le mécontentement des lycéens au Tchad.

Le mouvement de contestation a débuté le 15 février. Plusieurs centaines de jeunes ont manifesté à N'Djamena au Tchad après le viol de Zouhoura, une jeune Angevine de Monplaisir qui était en vacances, deux jours auparavant.

Mais cette manifestation a été violemment dispersée par la police anti-émeute. Un des protestataires, Abbachou Hassan Ousmane, 17 ans, a été tué par balle par la police pendant la dispersion.

Lundi, ce sont les lycéens de Faya Largeau, dans l'extrême-nord, qui ont manifesté : un d'eux a été tué par balle et cinq blessés par des militaires qui les ont dispersés.

Enfants de généraux

Les cinq violeurs présumés, dont trois enfants de généraux, qui avaient posté sur les réseaux sociaux des photos de la jeune fille nue et en larmes, ont été depuis arrêtés mais la colère n'a pas quitté les jeunes Tchadiens.

Quatre complices présumés, dont un fils du ministre des Affaires étrangères, ont également été arrêtés.

Le mouvement de contestation des lycéens s'est propagé dans d'autres villes, notamment à Moundou, capitale économique et deuxième ville du pays, à Massaguet, à 80 km de N'Djamena, et lundi à Faya Largeau.

17 lycéens arrêtés pour avoir manifesté vendredi à Massaguet étaient toujours détenus lundi, selon la Convention tchadienne pour la défense des droits de l'Homme (CTDDH), "préoccupée par l'arrestation gratuite et arbitraire de 17 élèves ayant manifesté leur mécontentement contre l'acte abject posé par les rejetons des hauts responsables du pouvoir et l'assassinat du jeune Abbachou".

Facebook coupé

Face à cette vague de protestation, le régime sécuritaire du président Idriss Deby Itno, qui laisse très peu d'espace à l'opposition, a coupé l'accès à certains réseaux sociaux, notamment Facebook, sur lesquels les contestataires s'exprimaient avec virulence.

A l'approche de la présidentielle du 10 avril, la société civile a aussitôt embrayé pour demander le départ du président Deby, en lançant vendredi la plate-forme "Ça suffit". 

 

inscription à la lettre d'information générale
logo Courrier de l'Ouest

Vous avez aimé cet article ?

Recevez gratuitement la newsletter Courrier de l'Ouest.

Chaque matin, l'essentiel de l'actu est déjà dans votre boîte mail.

Connexion utilisateur
Vous pouvez vous connecter avec votre compte facebook.
Vous pouvez vous connecter soit avec votre nom d'utilisateur assigné, soit avec votre adresse e-mail.
Le champ mot de passe est sensible à la casse.