Surdité : le dépistage néonatal, c’est (enfin) parti !

Un arrêté ministériel paru au Journal Officiel le 4 mai, entérine in extremis le dépistage systématique de la surdité chez les nouveau-nés. Cette décision tant attendue, est notamment saluée par l’Association française pour le Dépistage et la Prévention des Handicaps de l’Enfant (AFDPHE).

Depuis plus d’un an, le projet de loi visant à généraliser le dépistage précoce de la surdité se heurtait à de nombreuses oppositions. Adopté en 1ère et 2ème lectures, il avait été retoqué fin 2011, par le Conseil Constitutionnel.

Enfin autorisé donc, ce dépistage sera proposé systématiquement avant la sortie de la maternité. « Si l’examen n’a pu avoir lieu ou n’a pas permis d’apprécier les capacités auditives de l’enfant, des examens devront être réalisés avant la fin du troisième mois », indique l’AFDPHE.

En cas de surdité avérée, les parents devront être informés précisément sur les différents modes de communication existants et leur accessibilité. Sans oublier les mesures de prise en charge et d’accompagnement. Ce dépistage sera mis en œuvre par les Agences régionales de Santé (ARS) et ne nécessitera aucune participation financière de l’assuré.

En France, la surdité congénitale frappe entre 1 enfant sur 700 et 1 enfant sur 1 000. A l’âge de 4 ans, 2 enfants sur 1 000 souffrent de surdité évolutive. Or plus la surdité est diagnostiquée tardivement, plus le développement de l’enfant sera problématique : retards dans l’acquisition du langage oral puis écrit, troubles du comportement, difficultés scolaires ou sociales et à terme, difficultés dans l’insertion professionnelle.

 

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