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Deux-Sèvres Elle tue ses trois enfants et se pend après le suicide de son mari

0 04.02.2013 15:30
  • Photo Le Courrier de l'Ouest

    Une mère de famille de 22 ans s'est pendue dimanche soir à Saint-Gelais (Deux-Sèvres), près de Niort, après avoir étranglé ses trois filles de trois ans, deux ans et deux semaines, un drame qui intervient une semaine après le suicide de son mari.

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    Selon les gendarmes, la macabre découverte a été faite dimanche vers 23 heures par un proche de la jeune mère et un voisin, dont la maison jouxtait celle de la jeune femme.

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    Une autopsie doit être pratiquée sur les quatre corps, ont annoncé les enquêteurs.

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    Arrivés sur place, pompiers, Samu et gendarme ont découvert la mère pendue avec une rallonge électrique dans le cellier, tandis que les corps de ses trois filles gisaient dans leurs lits.

Une mère de famille de 22 ans s'est pendue dimanche soir à Saint-Gelais (Deux-Sèvres), près de Niort, après avoir étranglé ses trois filles de trois ans, deux ans et deux semaines, un drame qui intervient une semaine après le suicide de son mari, en proie à des problèmes professionnels et financiers.

+ Une cellule psychologique mise en place

+ Les corps autopsiés mardi

+ Après le drame familial, questions à Docteur Gérard Lopez

Le drame s'est noué dans une zone pavillonnaire en construction, aux routes pas encore goudronnées, située à la sortie de cette petite commune tranquille de la banlieue nord de Niort où une dizaine de gendarmes, dont deux techniciens en identification criminelle de la brigade de recherches de Niort, s'affairaient lundi matin.

Un périmètre de sécurité a par ailleurs été mis en place autour de la maison, un pavillon de plain-pied aux volets fermés, a constaté le journaliste du Courrier de l'Ouest.

Selon les gendarmes, la macabre découverte a été faite dimanche vers 23 heures  par un proche de la jeune mère et un voisin, dont la maison jouxtait celle de la jeune femme.

Par un SMS

Le voisin avait été prévenu par ce proche à qui la jeune femme venait d'adresser un SMS évoquant son intention de mettre fin à ses jours. Les deux hommes se sont alors rendus sur place, avant d'alerter les secours.

Arrivés sur place, pompiers, Samu et gendarme ont découvert la mère pendue avec une rallonge électrique dans le cellier, tandis que les corps de ses trois filles gisaient dans leurs lits, selon cette même source.

Selon les premières constatations, les deux aînées auraient été étranglées. Des doutes demeurent encore sur les causes de la mort du bébé, âgé de 17 jours, des "traces" ayant été constatées sur sa poitrine.

Une autopsie doit être pratiquée sur les quatre corps, ont annoncé les enquêteurs.

Suicide de son époux

Selon cette même source, la jeune femme a laissé un écrit "très explicite" sur les raisons de son geste, disant ne pas supporter le suicide le week-end précédent de son époux, en proie à des problèmes professionnels et financiers et qui a mis fin à ses jours une semaine après la naissance de leur troisième fillette.

Le décès de ce dernier est mentionné dans la lettre comme l'élément déclencheur du drame.

Cet homme de 24 ans, a priori soudeur dans une entreprise d'une commune voisine, s'était lui aussi pendu, dimanche 27 janvier. Secouru dans un état désespéré, il est décédé le lendemain au CHU de Poitiers, selon la gendarmerie.

Couple sans histoires

Ce couple "sans histoires" s'était installé en octobre dans cette zone pavillonnaire de Saint-Gelais, baptisée "le lotissement des Grands Bois" et comprenant environ 70 habitations, construites ou en cours de construction, a précisé au journaliste du Courrier de l'Ouest, Jean-Michel Texier, maire de cette commune de 1.700 habitants.

La jeune femme, qui ne travaillait pas, s'était rendue à la mairie de Saint-Gelais la semaine dernière, a encore expliqué M. Texier.

Cellule psychologique

Selon la direction académique, une cellule psychologique a été mise en place à l'école de Saint-Gelais où l'aînée était scolarisée en petite section de maternelle. Cette école accueille environ 220 élèves.

Dans l'écrit retrouvé dans la maison, la mère de famille avait par ailleurs également mentionné les modalités pratiques à observer pour les obsèques de la famille.

A lire dans Le Courrier de l'Ouest de mardi : retour sur les faits, les analyses

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