Recevez gratuitement la lettre d'information générale du Courrier de l'Ouest.
Chaque matin, l'essentiel de l'actu est déjà dans votre boîte mail.

Je m'inscris !

Saïd Chabane : « Les fondations du club »

0 21.02.2014 18:45
Le président Chabane.

Le président Chabane.

Photo Le Courrier de l'Ouest - Josselin Clair

Vous êtes président d’Angers-SCO depuis novembre 2011. Quand est né le projet de centre de formation ?

Saïd Chabane : « Dès le premier jour. On me disait alors qu’il y avait eu un centre. J’entendais beaucoup de « il y avait ». Et je voyais des clubs concurrents qui s’appuyaient sur leur centre pour repartir. Je ne me voyais pas construire un projet solide sans fondation. La première des fondations du club, c’est le centre de formation. »

C’était le manque principal, selon vous ?

« Quand je suis arrivé, les collations se prenaient dans le hall. Et on demandait aux joueurs d’être performants sur le terrain, sans leur offrir les conditions. Pour s’entraîner, c’était aussi problématique. A la Baumette, une fois sur deux, il y avait des gens sur les terrains. Et l’hiver, on a fini par connaître tous les terrains d’Angers… Et encore, il fallait passer dix coups de fil pour trouver un créneau. Je ne concevait pas que ça puisse durer pour une équipe qu’on veut voir rejoindre l’élite. On a juste mis les moyens en face des ambitions. »

Vous avez senti l’union sacrée autour du projet ?

« Le maire d’Angers, M. Beatse, connaît très bien le sport. Il n’y a pas eu besoin de lui expliquer longtemps l’intérêt du projet. Ca ne voulait pas dire un chèque en blanc. Il y a aussi un investissement du SCO. On sera chez nous, moyennant un loyer, c’est une dépense qu’il fallait accepter. On ne peut pas tout demander aux collectivités. »

Que ressentez-vous en voyant le centre d’entraînement sortir aujourd’hui de terre ?

« De la fierté. On garantit notre avenir, même s’il y a une tempête. Les discours n’ont jamais été mon fort, je préfère les actes, quand je suis convaincu par un projet. Je veux toujours aller vite. On m’avait dit : le centre, oui, dans trois à cinq ans. Les travaux ont duré moins d’un an, et nous avons déjà l’agrément pour le centre de formation. J’ai géré ce dossier en prenant le taureau par les cornes. »

Pourquoi ce besoin d’aller vite ?

« Il le fallait, car on a des années de retard. 2014 va être une très belle année, au niveau sportif et industriel, je le sens. Il faut garder notre sérénité et notre humilité pour avancer, toujours. Les choses évoluent pour le SCO : il faut prendre ça en compte, sans se déraciner. J’en suis le garant. »

La construction d’un bâtiment, le développement d’une société, c’est une habitude d’entrepreneur ?

« Il faut savoir s’entourer de gens compétents dans leur domaine. Sur le terrain, ce n’est pas moi. Pour la structuration du club, en revanche, c’est un boulot que je maîtrise. »

Quelles envies aviez-vous pour la structure future du club ?

« Je voyais un projet qui regrouperait toutes les entités du club, l’adminsitratif, le sportif, l’association. Tout le monde au même endroit. Je souhaitais aussi que notre espace soit fermé. A nous de faire respecter ce lieu, désormais. Et puis, je voulais que nos jeunes s’entraînent à deux pas des pros, pour qu’ils voient qu’en faisant un pas, ils peuvent y être. »

Pourquoi est-ce si important d’avoir votre espace provatif ? La Baumette fermée, cela peut faire peur aux supporters qui viennent assister à l’entraînement…

« Surtout pas ! J’aurais voulu fermer complètement, on aurait installé des bâches. Nos habitués, on les connaît. La circulation sur le site se fera moins librement, mais le contact restera. Le coach aura la possibilité de faire des huis-clos, oui, mais on ne le fera pas en permanence. »

Dans votre projet à cinq ans, qui vise la Ligue 1, le centre de formation impulse-t-il une nouvelle ère, un nouveau modèle économique ?

« Il fait partie intégrante de ce projet. Aujourd’hui, nous sommes en catégorie B, mais nous travaillons déjà pour monter de catégorie, notamment avec les diplômes de nos éducateurs. On remplit quasiment tous les critères. Ce projet de formation avait d’ailleurs commencé par les hommes, avant les bâtiments. Le but n’est pas simplement de fournir l’équipe pro, ni de s’assurer des rentrées financières en revendant les joueurs formés. Ça va au-delà. On n’est pas là pour du one shot. »

 

inscription à la lettre d'information générale
logo Courrier de l'Ouest

Vous avez aimé cet article ?

Recevez gratuitement la newsletter Courrier de l'Ouest.

Chaque matin, l'essentiel de l'actu est déjà dans votre boîte mail.

Connexion utilisateur
Vous pouvez vous connecter avec votre compte facebook.
Vous pouvez vous connecter soit avec votre nom d'utilisateur assigné, soit avec votre adresse e-mail.
Le champ mot de passe est sensible à la casse.