Rock en solo : sexe, drogue et… mort prématurée

Si vous voulez vous lancer dans le rock (et vivre vieux), un conseil, montez un groupe ! Abandonnez l’idée d’une carrière solo. C’est la conclusion inattendue d’une étude réalisée dans la cité des Beatles : Liverpool. D’après ses auteurs, l’espérance de vie des chanteurs « seuls » seraient plus courte que celle des membres d’un groupe. Telle une malédiction, au même titre que celle dite « des 27 » ? A voir…

« Où est l´ombre des Shadows, des Byrds, des Doors, des Animals, des Moody Blues ? » se demandait Jane Birkin en 1978 dans sa chanson Ex-fan des sixties. Avant de lister quelques chanteurs disparus tragiquement : « Brian Jones, Jim Morrison, Eddy Cochran, Buddy Holly, idem Jimi Hendrix, Otis Redding, Janis Joplin, T.Rex, Elvis ». Eh oui, les rockeurs ont la réputation de ne pas avoir le temps d’user leurs santiags…

Des chercheurs de l’Université John Moore de Liverpool se sont penché sur le destin de 1 489 chanteurs et membres de groupes nord américains et européens. Tous avaient connu le succès entre 1956 (comme Elvis Presley) et 2006 (à l’image des Britanniques de The Arctic Monkeys). Au cours de ces 50 années d’étude 137 stars sont décédées. Mais ce qui interpelle surtout, c’est l’âge moyen de ces morts : 39 ans en Europe et 45 ans de l’autre côté de l’Atlantique.

D’une manière générale, les chanteurs solo, (Janis Joplin, Michael Jackson ou Whitney Houston), présenteraient deux fois plus de risques de mourir prématurément que les autres. Comment expliquer cette différence ? « Une carrière solo, c’est davantage de gloire. Dans un groupe, les autres membres peuvent faire office de soutien » se hasarde le Pr Mark Bellis, principal auteur de l’étude. Chaque règle a cependant ses exceptions. Brian Jones des Rolling Stones mort à 27 ans ou Keith Moon des Who, disparu à 32 ans, n’ont pas dû bénéficier de ce « soutien »…

Sweet sixties…

La culture pop des années 1960-70 faisait en effet la part belle aux débordements en tout genre… Les victimes de ces excès (drogues, alcool ou violence), semblent avoir un autre point commun, du moins pour la moitié d’entre elles : celui d’avoir connu une enfance difficile marquée par « la violence domestique, la prison pour un proche, la toxicomanie ou des abus sexuels ». Et quatre fois sur cinq, ceux qui ont connu ces problèmes ont été victimes de toxicomanie plus tard dans la vie.

Rappelons d’ailleurs qu’en 1977, le chanteur anglais Ian Dury a signé un tube pour décrire la vie dissolue des rockeurs des années 70. Son titre : Sex and Drugs and Rock & Roll.

 

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