Prothèses PIP : 241 ruptures en un mois !

Selon l’Agence française de Sécurité sanitaire des Produits de Santé (AFSSaPS), 3 935 femmes ont fait l’objet d’une explantation préventive de leurs prothèses PIP au cours des derniers mois. Soit 904 de plus qu’à la fin février 2012. Par ailleurs, au 31 mars 2012, les autorités sanitaires ont enregistré 2 227 ruptures déclarées, soit 241 de plus qu’en février 2012.

« Le nombre élevé de ruptures confirme les défauts documentés des prothèses PIP d’autant qu’elles surviennent de façon anormalement précoce : pour 43% d’entre elles, moins de 5 ans après leur pose », explique dans sa dernière synthèse l’AFSSaPS. Par ailleurs, la recommandation du gouvernement français de procéder à une explantation préventive, semble pleinement justifiée. « Dans 19% des cas, on retrouve un défaut de la prothèse qui n’avait pas engendré de symptôme clinique ».

Cette synthèse est aussi l’occasion de faire le bilan sur le nombre de cas de cancers diagnostiqués chez les femmes porteuses d’implants PIP. « Au total 45 cas d’adénocarcinomes mammaires ont été déclarés à l’Agence, soit 9 de plus qu’à la fin février », indique l’AFSSaPS. Elle rappelle toutefois les conclusions de l’Institut national du Cancer (INCA) sur le lien éventuel entre la rupture des prothèses et la survenue de cancers. « Les données disponibles permettent de conclure à l’absence de sur-risque d’adénocarcinome mammaire chez les femmes porteuses d’implants en comparaison avec la population générale ».

Par ailleurs, dans son rapport du 2 février, le comité scientifique mobilisé par la Commission européenne estime de la même façon qu’il n y a pas de données permettant d’apprécier un sur-risque de lymphome ou de cancer du sein.

Pour rappel, l’AFSSaPS recommande aux porteuses de prothèses PIP de consulter leur chirurgien. « A cette occasion, une explantation préventive leur sera proposée, même en l’absence de signes cliniques de détérioration de l’implant. Si elles ne souhaitent pas recourir à l’explantation, elles doivent bénéficier d’un suivi par échographie mammaire et axillaire tous les 6 mois ».

Aller plus loin : Consultez l’intégralité du rapport de la DGS et de l’AFSSaPS et le dossier sur la matériovigilance de l’AFSSaPS.

 

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