Prévenir le paludisme bien avant de partir

Le risque de contracter le paludisme à l’occasion d’un déplacement en zone infestée est extrêmement important. Et en France, environ 4 000 personnes présentent chaque année un accès de paludisme au retour d’un voyage en zone tropicale. Selon le Dr Sophie Matheron, du service des maladies infectieuses et tropicales de l’hôpital Bichat (Paris), dans la plupart des cas, « il s’agit de patients, qui pour diverses raisons, n’ont pas suivi les recommandations en cours en matière de prévention ».

Les recommandations reposent notamment sur l’administration d’une chimioprophylaxie. Laquelle loin d’être facultative, ne dispense pas de prendre sur place, des mesures de protection contre les piqûres de moustiques. « Le traitement n’empêche pas les piqures de moustiques, ni par conséquent la transmission par ces dernières, du parasite responsable du paludisme. Mais il empêche sa multiplication dans le sang ». Et donc le développement de la forme clinique de la maladie.

Plusieurs semaines avant de partir pour une destination lointaine, vous devrez impérativement consulter votre médecin. Ce dernier saura quel type de traitement vous prescrire en fonction de votre destination, mais aussi de vos propres caractéristiques : âge, antécédents médicaux, une éventuelle grossesse… Le Dr Sophie Matheron explique également que « le traitement doit être fidèlement suivi. Il doit être commencé le jour de l’arrivée (voire 10 jours avant pour l’un des médicaments disponibles), et prolongé pendant tout le séjour à heure fixe. Puis, il doit s’étaler de une à quatre semaines après le retour. Cette durée est déterminée pour chaque médicament ».

 

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