Prématurité : Les parents en quête d’information

Chaque année en France, environ 60 000 bébés naissent prématurés. Et parmi ces derniers, près d’un sur cinq sont de « grands prématurés ». Selon une étude publiée le 17 novembre pour la Journée mondiale de la prématurité, les parents n’ont pas toujours conscience de la fragilité de leurs petits.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS), donne une définition très précise de la prématurité. Tout enfant né avant le terme de 37 semaines révolues d’aménorrhée (absence de règles), est considéré comme un prématuré. Les grands prématurés eux, sont des nourrissons nés avant 32 semaines d’aménorrhée. Il existe deux types de prématurité. Elle peut être spontanée, autrement dit liée au déclenchement précoce du travail dès le cinquième ou le sixième mois de grossesse. L’autre forme de prématurité est appelée iatrogène ou induite. Elle est provoquée par les professionnels de la santé, lorsque l’état de la mère ou du fœtus l’exige.

Plus la prématurité est importante, plus le nourrisson sera fragile. Un nourrisson né trop tôt est d’autant plus fragile que sa prématurité est importante. Selon le Dr Xavier Carbonell-Estrany (Barcelone), président de l’Association mondiale de Médecine périnatale, durant les premiers jours de sa vie l’enfant « est particulièrement exposé aux risques d’infections respiratoires du fait de l’immaturité de ses poumons ». Or selon une enquête internationale soutenue par European Foundation for the Care of Newborn Infant et conduite dans 19 pays (dont la France), les parents connaissent mal les conséquences de la prématurité.

Plus d’arrêts de travail

Au total, 1 949 parents–d’enfants prématurés ou nés à terme – et futurs parents ont été interrogés. Résultats, seule la moitié des pères et des mères de bébés nés trop tôt avaient conscience du lien entre prématurité et infection respiratoire. Pire, un quart seulement savait que le risque d’infection augmente avec le nombre de visiteurs à la maison… Les parents d’enfants prématurés ont également affirmé ressentir de la peur (dans 44% des cas contre 28% chez les parents de petits nés à terme), de la culpabilité (25% contre 10%), voire un sentiment d’impuissance (29% contre 13%).

D’ailleurs, 3 parents sur 10 ont vu leur bébé souffrir d’infections respiratoires sévères (contre 12% chez les bébés à terme). Avec pour conséquences, un allongement de la durée d’hospitalisation et donc des arrêts de travail pour les parents. En effet les mamans de prémas posent en moyenne plus de jours d’arrêts de travail que les autres : 17,6 contre 12,5.

D’une manière générale, les parents (62%) sont en attente de réponses. En France, le site www.bebeprema.fr/ - « le site qui parle des bébés nés (un peu) trop tôt ! » - permet aux parents de trouver une multitude d’informations sur le sujet : du parcours du bébé, depuis l’accouchement jusqu’à son retour à la maison.

 

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