Pesticides : bonnes nouvelles pour les antillais

Les habitants des Antilles sont-ils particulièrement exposés aux résidus de pesticides par leur alimentation ? Cette question posée par l’Agence nationale de Sécurité sanitaire de l’Alimentation, du Travail et de l’Environnement (ANSES) n’est pas dénuée de fondement. En effet, cette population a été largement exposée au chlordécone, un insecticide longtemps utilisé contre les charançons dans les bananeraies de Martinique et de Guadeloupe. Pour s’assurer qu’ils n’ont pas été exposés à des taux trop importants d’autres pesticides, l’ANSES a donc fait procéder à l’analyse de différentes denrées alimentaires locales. Ses conclusions quoique partielles, sont rassurantes.

« Les résultats de cette étude ne montrent pas de spécificité des Antilles en matière de niveaux de résidus de pesticides dans les aliments, ni d'expositions des consommateurs », précise en effet l’Agence. Ses experts ont effectué des tests sur une cinquantaine de substances considérées comme devant être analysées « en priorité ». Elles ont été identifiées parmi les 444 produits autorisés par la règlementation française, et donc susceptibles de se retrouver dans l’alimentation. Ces substances ont été recherchées dans 30 catégories de denrées locales, comportant par exemple des poulets, des ananas, des poissons et des échantillons d’eau.

Au-dessus des doses journalières admissibles pour les enfants

« Pour 22 des substances analysées, l’évaluation de l’exposition des consommateurs reste en-deçà des doses journalières admissibles (DJA) », rassure l’ANSES. Toutefois, 7 produits représentent un risque de dépassement pour les enfants de 3 à 15 ans. Les substances incriminées sont le diazinon, le diméthoate, la dieldrine, l’endrine, l’oxydéméton-méthyl, le parathion et le phorate. Pour les autres substances, « l’état des connaissances scientifiques ne permet pas encore de conclure formellement en termes d’évaluation de risque », précisent les experts.

Des conseils sanitaires

Une exposition à ces produits par le biais de l’alimentation n’est toutefois jamais totalement exclue. Pour minimiser les risques auxquels les consommateurs pourraient être exposés, l’ANSES recommande d’« éviter de consommer régulièrement et en grande quantité, un petit nombre d’aliments. Par conséquent, privilégiez une alimentation diversifiée et équilibrée en variant les fruits, les légumes, les produits laitiers, les céréales et les viandes ».

Aller plus loin : Consultez l’évaluation de l’exposition alimentaire aux pesticides de la population antillaise.

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