Ovaires polykystiques : la pilule augmente le risque d’embolie

Le syndrome des ovaires polykystiques, aussi appelé syndrome de Stein-Leventhal, est un trouble hormonal affectant 6% à 10% des femmes en âge de procréer. Et selon une équipe américano-canadienne, ces patientes voient leur risque de thrombose veineuse profonde multiplié par deux lorsqu’elles recourent à une contraception par voie orale.

Le syndrome de Stein-Leventhal se caractérise par une augmentation inhabituelle des hormones mâles dans les ovaires. Par conséquent, les ovules, au lieu d'être libérés par l’ovulation, se transforment en kystes. Et ces petites poches remplies de liquide, s'accumulent dans les ovaires. « Les femmes qui en souffrent présentent deux fois plus de facteurs de risque cardiovasculaire comme l’hypertension, le diabète et l’obésité », indique Steven Bird, auteur principal et pharmaco-épidémiologiste à la Food and Drug Administration (FDA) américaine.

Or ces femmes prennent souvent la pilule. Dans un but contraceptif bien sûr, mais aussi pour réguler leurs cycles, traiter une acné et une pilosité excessive due à leur pathologie. Rappelons que les contraceptifs oraux augmentent chez toutes les femmes, le risque d’embolie pulmonaire par thrombose veineuse. Steven Bird et son équipe, ont mené une large étude auprès de 87 012 femmes, sous contraceptif oral âgées de 18 à 46 ans. La moitié souffrait du symptôme de Stein-Leventhal, les autres constituant un groupe contrôle.

« Nous avons observé que l’incidence de la thrombose veineuse était deux fois plus élevée chez les femmes atteintes du syndrome des ovaires polykystiques que chez les autres », indiquent les auteurs. « Les médecins devraient donc avoir ces données présentes à l’esprit, lorsqu’ils sont amenés à leur prescrire une contraception ».

 

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