Obésité : la taxe sur les « mauvais » aliments, au moins 20% !

Et si l’on taxait les aliments trop gras, trop salés ou trop sucrés ? L’idée est partout mais là, ses partisans font fort. Ils proposent en effet de les frapper à hauteur de… 20%. Dans le British Medical Journal (BMJ), deux chercheurs britanniques suggèrent en effet d’employer les grands moyens pour enrayer l’épidémie d’obésité. A leurs yeux, c’est à partir de 20% que des effets bénéfiques sur la santé se feraient ressentir…

Oliver Mytton et ses collègues de la Oxford University, se sont penchés sur l’impact des politiques de taxation des « aliments nocifs pour la santé ». Principalement les sodas. Ils ont pour cela, réalisé une revue de la littérature disponible.

Premiers résultats : sur le plan commercial, « le fait de taxer à… 35% ces boissons entraînerait une diminution de 26% de leurs ventes aux Etats-Unis », expliquent-ils. D’un point de vue sanitaire, « une taxe de 20% réduirait l’incidence de l’obésité de 3,5% », toujours aux Etats-Unis. Citant un article de 2007, Mytton souligne également que le fait de frapper les aliments gras, salés ou sucrés d’une TVA à 17,5% permettrait d’épargner chaque année 2 000 vies au Royaume-Uni. Notons ainsi que depuis janvier 2011, la TVA sur ce type de produits y est passée à 20%.

En France, les jus de fruits contenant du sucre ajouté, les eaux sucrées et les sodas sont surtaxés depuis le 1er janvier 2012. La « contribution » - telle qu’elle est appelée dans le PLFSS 2012 - est d’environ 2 centimes par canette de 33cl. Une paille… si l’on ose dire.

Taxer mais aussi récompenser ?

Dans un second article, Corinna Hawkes de la City University of London parachève le raisonnement de son confrère Mytton. Elle insiste sur l’importance pour les gouvernements, de promouvoir les aliments bons pour la santé et « d’encourager les comportements alimentaires sains ». Comment ? Par exemple, en proposant des « subventions » applicables à certains aliments de choix, comme les fruits et les légumes.

Ces mesures figureront-elles au menu de la 65è Assemblée mondiale de la Santé de l’OMS qui débute ce lundi à Genève ? La Stratégie mondiale de lutte contre les maladies non transmissibles - dont l’obésité fait partie - devrait en effet y être discutée pour être (enfin) mise en œuvre. Avec un plan d’action concret, qui devrait être alors dévoilé.

 

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