Recevez gratuitement la lettre d'information générale du Courrier de l'Ouest.
Chaque matin, l'essentiel de l'actu est déjà dans votre boîte mail.

Je m'inscris !

Nyoiseau Marine Le Pen scolarise sa fille dans le Segréen

7 30.08.2014 08:58
Des amis de la présidente du FN lui ont vanté le sérieux de l’internat de l'Institution Notre-Dame-d’Orveau.

Des amis de la présidente du FN lui ont vanté le sérieux de l’internat de l'Institution Notre-Dame-d’Orveau.

La présidente du Front national a choisi l’Institution Notre-Dame-d’Orveau, pour l’une de ses filles. L’établissement catholique accueille régulièrement des enfants de personnalités.

La présence d’un enfant de personnalité dans l’effectif scolarisé dans ce domaine de 14 hectares n’a en effet rien d’exceptionnel. Hommes politiques, grands patrons ou dignitaires étrangers font confiance depuis des années au sérieux des enseignants d’Orveau. Des enfants de Philippe de Villiers ont été scolarisés ici. Ceux du ministre de l’Intérieur de la Côte d’Ivoire aussi. Des fils d’ambassadeurs ont préparé leur baccalauréat à Nyoiseau. Le journaliste et ex-otage au Liban Jean-Paul Kauffmann a pris goût à la littérature ici, grâce à son professeur Antoine Glémain, qui fut maire de Segré. Laura Smet, fille de Johnny Hallyday, fait partie des anciens élèves. Alain Madelin a lui aussi fait confiance à Notre-Dame d’Orveau pour y placer ses enfants.

Les explications du choix de cet établissement par Marine Le Pen dans Le Courrier de l'Ouest de ce samedi. A lire sur ordinateur, smartphone et tablette.

Commentaires (7)

Suites aux démentis et rejets de responsabilités diverses
Polovergnat dim, 14/09/2014 - 18:57

Il est pour le moins rassurant de noter que le correspondant local du journal aurait démissionné, si c'est vraiment le cas. Les réactions des anciens élèves scandalisés qui se sont exprimés ici sont évidemment à considérer comme des soutiens à sa décision.

Il n'en demeure pas moins que quelles que soient les vérités sur la responsabilité sur cette publication, sa parution dans ce quotidien en demeure très inquiétante, que ce soit en raison de la décision d'assumer a posteriori cette ligne éditoriale, ou de celle de décider a priori de publier cette information pour alimenter le courant sur lequel il surfe.

Sauf, peut-être, à considérer que la ligne éditoriale dudit journal ait décidé de s'inscrire dans ces courants de pensée et de soutenir ceux qui les portent, soit pour en tirer profit, soit pour leur apporter son soutien médiatique.

Atention à la véracité
mensonge75 jeu, 11/09/2014 - 07:29

Il est important de rétablir la vérité.
Le courageux rédacteur anonyme de cet article l'a rédigé SANS l'autorisation de l'établissement, qui protège l'anonymat de ses élèves.
Le "journaliste" ayant appris l'info par, très certainement, une âme charitable, a flairé le coup médiatique et s'est empressé de rédiger un article truffé d'erreurs. CONTRE l'avis de l'établissement qui refuse de transmettre toute info relative aux personnalités qui lui confient leurs enfants. Le Courrier de l'ouest a donc passé outre le fait que l'école ait refusé de commenter l'info et se soit opposé à tout article. Il n'a également pas hésité à donner le nom d'une mineure dont la mère est très exposée médiatiquement.
Flairant le problème, l'établissement a d'ailleurs contacté le correspondant local qui, offusqué par de telles méthodes (comme bon nombre de lecteurs et journalistes locaux) a demandé au Directeur de publication d'Angers de ne pas faire cet article. Il lui a été répondu qu'il ne devait pas se mêler de ça... L'article a donc été fait dans son dos, et le correspondant local a démissionné.
Voilà la vérité.
Mme Le Pen, comme les autres personnalités (de tous bords politiques, artistes, etc) mettant leurs enfants dans cette école, l'a fait pour une raison toute simple: protéger sa fille au sein d'un établissement isolé, habitué à ce type d'accueil. Donner le nom de sa fille, mineure, en pâture est des plus malhonnêtes.
D'autre part, cela jette un discrédit sur l'ensemble des éducateurs de l'école qui font simplement leur travail: aider les jeunes à se construire, voire se reconstruire, sans s'occuper des choix politiques de leurs parents. Attention donc aux amalgames que créé ce type d'article: Aucun enseignant n'a à partager les avis politiques des enfants dont il s'occupe. De même qu'aucun enseignant n'est obligé d'écouter les disques d'un chanteur dont il a les enfants !

Le Courrier de l'Ouest
florent.chartie... jeu, 11/09/2014 - 10:03

En réponse à mensonge75 - Atention à la véracité

Fort heureusement, Le Courrier de l'Ouest peut bien évdiemment publier des articles SANS demander d'autorisation… Pour le reste, nous renvoyons chacun à la lecture de l'article intégral dans nos éditions Maine-et-Loire du 30 août, disponibles sur journal.courrierdelouest.fr

Anciens d'Orveau atterrés
Polovergnat lun, 08/09/2014 - 12:10

Ceux qui partagent la révolte générée par cette propagande, et la spoliation à travers cette campagne de la mémoire de cet établissement et de leur propre parcours sont invités à se manifester à l'adresse :
anciensorveauatterres@gmail.com
en détaillant leurs nom, années d'entrée et de sortie dans l'établissement, de façon à fédérer nos réactions.

Ils seront alors mis en contact.

Merci.

Quant à Jean-Paul Kauffmann,
Polovergnat dim, 07/09/2014 - 09:16

Quant à Jean-Paul Kauffmann, lui aussi pris ici en otage pour les besoins de la propagande, s'il a été conduit à aimer la littérature, il ne le doit pas à Antoine Glémain comme l'affirme cet article puisqu'il était professeur de mathématiques, mais à une autre professeur de littérature qui m'en aussi donné le goût, et dont nous nous garderons d'associer la mémoire au nom et aux valeurs portées par Mme Le Pen.
Le minimum, en empruntant le nom de quelqu'un, serait de le faire après avoir procédé aux vérifications élémentaires sur l'exactitude de ses affirmations.

Pour la création d'une "Amicale des anciens d'Orveau atterrés"
Polovergnat sam, 06/09/2014 - 16:02

Ce matin, j’ai entendu la revue de presse de France Inter me conduisant via Politis à la source de cette information, et je dois vous avouer que je suis totalement atterré.
Atterré, et profondément inquiet de voir ce qu’a pu devenir ma terre natale.

Ancien élève moi-aussi, de cet établissement longtemps qualifié d'Ecole Normale ND d’Orveau, j'y ai moi, passé cinq années de la 4ème à la Terminale, croisant pas mal de hautes figures de l’époque. Mais aucun des enseignants ou directeurs de l’époque, aussi ensoutanés fussent-ils, ne se serait payé le culot de faire relayer dans la presse locale l’arrivée en ses murs d’un rejeton d’une des figures politiques les plus marquées à droite que l’on connaisse aujourd’hui.

J’y ai aussi croisé de jeunes profs laïcs d’espagnol, de lettres, de mathématiques ouverts et passionnés. Antoine Glémain, ce prof de maths qui devint maire de Segré, combattait les extrémismes et par son engagement syndical militant en 68 son ouverture d’esprit, contribua certainement à apporter un peu d’oxygène dans cette boîte à apprendre remplie de ruraux comme moi, à qui les agents recruteurs du diocèse étaient venus faire signer, à 12 ans, un contrat en bonne et due forme où ils s’engageaient à entrer au service de l’enseignement catholique à l’issue de leurs études.

Le système était bien organisé.
L’information remontait des écoles privées des villes et villages (celles qui font qu’actuellement encore, 80 communes de votre département se soustraient à leur obligation d’école publique), ciblée sur leurs meilleurs éléments. Et le tour était joué.
Il y a 50 ans de cela... et la prégnance absolue du catholicisme angevin traditionnaliste était telle que cela paraissait presque naturel, surtout lorsqu’aucun autre choix n’était offert, et qu’on arriverait presque à n’en vouloir à personne.

Mais pour bien huilé qu’il ait pu être, le système présentait ses failles, puisque bac en poche je décidai en ce qui me concerne de racheter mon contrat pour m’orienter dans une tout autre voie, finissant par dénouer tous les liens que le service après-vente de la religion avait pourtant bien voulu s’appliquer à tisser pour me retenir.
Je suis aujourd’hui devenu un mécréant affranchi et pleinement épanoui regardant les écoles confessionnelles et les contrats d’association comme un anachronisme religieux, considérant que seule l’école laïque et obligatoire est propre à répondre au souci d’égalité des chances et de neutralité auxquels chacun peut prétendre, et qu’il est du devoir de l’Etat de leur donner tous les moyens sans avoir à recourir à d’autres chapelles.

J’avoue néanmoins être aujourd’hui très affecté et atterré de voir que cet établissement puisse aujourd’hui se vanter de son mode de recrutement et profiter de l’inscription de la fille de qui vous savez pour faire sa campagne de publicité dans la presse locale, relais fidèle.

Laïque assumé et fier de l’être, je considère néanmoins comme une injure à tous les catholiques du terroir que je respecte profondément et qui comme moi ont grossi ses classes pendant des décennies, à tous ces anciens élèves de l’établissement, à mes anciens copains (car il n’y avait pas de copines...) dont beaucoup ont poursuivi et développé leur carrière dans l’enseignement, de voir le nom d’Orveau aujourd’hui associé publiquement au Front National et à son leader à travers une campagne de presse.

Il y a là une insulte aux humanités que nous avons pu y faire, à tous ceux qui sont passés dans cet établissement et qui méritent tellement mieux que cela. Je ressens profondément et partage aujourd’hui avec eux la peine qu’ils peuvent en éprouver.

Il y a aussi dans cet article, en citant son nom sous la photo de Marine Le Pen, une insulte à Antoine Glémain, professeur de mathématiques devenu maire de Segré, dont les idées humanistes et l’engagement politique se situaient à l’opposé de celles de la personnalité mise en avant dans cet article.
Il sut à l'époque donner aux cervelles un peu trop renfermées dont je faisais partie, l’esprit d’ouverture dont elles avaient grand besoin. Je lui en sais gré.
Il mérite tellement mieux que d’être associé à ce coup de pub irresponsable déclenché à l’occasion de ce recrutement médiatique. Il m’a permis de devenir le mécréant laïque et fier de l’être que je suis devenu.

Que Madame Le Pen inscrive sa fille où elle veut ses enfants, c’est son droit.
Qu’un établissement sous contrat d’association avec l’Etat assure sa propagande, et réciproquement, c’est tout à fait inadmissible et intolérable.

Il me semble donc y avoir urgence à fonder une « Amicale des anciens d’Orveau atterrés ».
L’actuelle direction ne peut en effet imaginer qu’elle va, à travers la publicité autour de l’inscription d’une de ses recrues, entraîner impunément avec elle dans une idéologie politique extrémiste qu’il est inutile de développer ici davantage car publiquement et méthodiquement déroulée, tous ceux qui sont passés dans cet établissement, leurs familles, et détourner sans réaction leur mémoire collective.

Je suis preneur, par mail sur ce forum, des réactions pouvant aller dans ce sens.

Internat
legercablecom dim, 31/08/2014 - 11:10

Bravo et comme Marine Le Pen sera la future présidente de la république , cela ne peut être que bénéfique pour la commune et le département.

 

inscription à la lettre d'information générale
logo Courrier de l'Ouest

Vous avez aimé cet article ?

Recevez gratuitement la newsletter Courrier de l'Ouest.

Chaque matin, l'essentiel de l'actu est déjà dans votre boîte mail.

Connexion utilisateur
Vous pouvez vous connecter avec votre compte facebook.
Vous pouvez vous connecter soit avec votre nom d'utilisateur assigné, soit avec votre adresse e-mail.
Le champ mot de passe est sensible à la casse.