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Niort La maire traduit son challenger devant une commission des litiges du PS

0 12.06.2013 22:00
Geneviève Gaillard, députée maire sortante de Niort.

Geneviève Gaillard, députée maire sortante de Niort.

Photo Le Courrier de l'Ouest

Le match opposant Geneviève Gaillard à son rival Rodolphe Challet vient de connaître un nouvel épisode. Il est, une nouvelle fois, interne au PS comme le révèle une lettre confidentielle qu’a récemment envoyée Geneviève Gaillard. Nous nous la sommes procurée.

Elle est datée du 23 mai. La députée-maire a écrit au ban et à l’arrière-ban des responsables nationaux du Parti socialiste pour se plaindre du premier fédéral départemental. Elle indique vouloir saisir « officiellement la Commission nationale des conflits via le Bureau national et le Conseil national du parti. » Elle dénonce « l’accumulation d’articles de presse insultants et diffamatoires venant de Rodolphe Challet et Geneviève Rizzi. Ce n’est plus acceptable ».

Au cœur de cette mésentente qui n’est pas nouvelle : des mots et des actes.

Des mots tout d’abord. Dans sa plainte adressée rue de Solférino à Paris, siège du PS, la députée-maire revient sur le nom « Poutine » et le terme « boulet » dont elle a été affublée en août dernier par son challenger et son ex-conseillère municipale, Geneviève Rizzi. Geneviève Gaillard n’apprécie que très modérément avoir été traitée de la sorte par ses « amis » politiques.

L’apaisement souhaité par les militants

Mais dans cette attaque frontale, la députée-maire a peut-être oublié qu’elle n’y était pas allée non plus avec le dos de la cuillère quand ses paroles visent Rodolphe Challet. Lui ne l’a pas oublié. Il se souvient qu’elle l’avait qualifié de « cake » en juillet 2011 dans nos colonnes. Saisira-t-il à son tour la Commission des conflits pour cette « insulte » ? Il n’a pas souhaité nous répondre.

De son côté, Geneviève Rizzi se défend d’avoir attaqué de front la députée-maire. L’ex-élue niortaise, et ancienne vice-présidente du Conseil général, avait fustigé, le 18 avril dans nos colonnes, la candidature à la candidature de Pascal Duforestel, premier adjoint au maire de Niort.

Elle avait affirmé ceci : « Le grand carnaval recommence : envoyer un larbin au charbon. J’imagine sans peine la suite du film : si Pascal Duforestel est élu par les adhérents du PS, ou il cède sa place au maire actuel ou il est tête de liste avec le maire sur sa liste et tout ce beau monde votera comme un seul homme pour elle et elle retrouvera son siège de premier magistrat. C’est ce qui s’appelle la méthode Poutine ! »

Des attaques « insupportables »

Les actes ensuite. Dans ce même courrier, la députée-maire revient sur les attaques « laissant croire que je serais à l’origine de ces adhésions pléthoriques émanant soi-disant d’employés municipaux. Ces allégations sont tout simplement fausses et insupportables et portent atteinte à mon honneur, à mon éthique et à ma probité […] ». Dans le camp d’en face, (lui aussi accusé d’avoir fait inscrire des adhérents de son camp), les affirmations (accusations ?) sont réitérées. Des noms d’agents communaux circulent, notamment celui d’un qui aurait fait signer huit adhésions. Huit personnes de sa famille.

Qui ces nouveaux adhérents choisiront ils? Le résultat du vote interne en dépend.

Cette guerre interne au Parti socialiste de Niort ne va pas dans le sens de l’apaisement souhaité et espéré par de nombreux militants qui n’apprécient pas ces règlements de compte. Cette guerre n’est toutefois pas nouvelle. Depuis des semaines, des mois pour ne pas dire des années, Geneviève Gaillard nourrit contre le jeune conseiller général de Niort-Est une véritable antipathie. Et réciproquement.

De son côté, Rodolphe Challet n’a jamais caché son hostilité concernant certains choix politiques de Mme Gaillard. Dernièrement, il a, par exemple, fustigé publiquement le projet de ligne de transport en site propre Bessines - Chauray.

Cette tension ne devrait pas disparaître avant l’été. Encore moins avant les primaires socialistes des 10 et 17 octobre. A ce jour, trois candidats se sont déclarés : Rodolphe Challet, Pascal Duforestel et Jean-Michel Gomez-Teixeira. Le maire en place n’a toujours pas dit si elle souhaitait repartir.

Eric Marteau

 

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