Morsures de vipère : ayez les bons réflexes…

Selon la Fédération française de Randonnée (FFRandonnée), « en France le nombre de morsures de vipères est estimé à 1 000 par an ». Les deux espèces de vipères les plus fréquemment rencontrées sont : la vipère péliade (Vipera berus) au nord de la Loire et la vipère aspic (Vipera aspis) au sud de la Loire.

« La vipère vit essentiellement dans la rocaille, les herbes sèches et au bord de l’eau. Elle est active de mars à octobre, plus ou moins en fonction de la température extérieure », précise la FFRandonnée. Elle capture ses proies en les mordant et en injectant du venin. Il contient des toxines qui immobilisent puis tuent la proie, et des enzymes qui la digèrent.

Plusieurs gestes sont à éviter absolument. Abstenez-vous d’inciser la plaie, car vous favoriseriez la nécrose des tissus ou la surinfection de la morsure. En revanche, l’utilisation d’une seringue vide sans aiguille – ou mieux encore, d’un appareil de type Aspivenin – remplira cet office beaucoup mieux que quiconque.

Ne mettez pas de garrot, c’est inutile. Le venin continuera de se diffuser dans le corps en longeant les gaines nerveuses. Et c’est surtout dangereux, car vous risqueriez de provoquer des nécroses graves. N’injectez pas non plus de sérum. Il peut y avoir un risque d’allergie à ce dernier, et c’est donc un acte à réserver au médecin. Evitez enfin de donner au blessé une boisson comme du thé, du café ou de l’alcool. En cherchant à « soutenir » la victime, vous risquez d’accélérer son rythme cardiaque... et par conséquent la diffusion du venin.

 

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