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Montreuil-Juigné Un rêve de rénovation qui vire au cauchemar

2 17.11.2013 11:15
Stéphanie et Gwendal Sinon ont découvert, à la faveur de travaux de rénovation, que leur maison est devenue inhabitable.

Stéphanie et Gwendal Sinon ont découvert, à la faveur de travaux de rénovation, que leur maison est devenue inhabitable.

Photo Le Courrier de l'Ouest

Stéphanie et Gwendal Sinon ont découvert, à la faveur de travaux de rénovation, que leur maison est devenue inhabitable. L’imbroglio leur semble insurmontable.

La maison est toujours debout, mais leur rêve de rénovation s'est déjà effondré. Ils voulaient rendre les lieux adaptés à un fauteuil roulant, pour leur troisième enfant, une fillette atteinte d'une pathologie rare. Ils ont engagé la majorité de leurs économies, soit 35 000 euros. Mais depuis une semaine, Stéphanie et Gwendal Sinou vivent un cauchemar : ils viennent de découvrir que le pavillon Phénix à structure acier qu'ils ont acheté en 2005 est tout bonnement inhabitable. Douze poutrelles et barres métalliques, reliant les deux façades de la maison située à Montreuil-Juigné, ont été sciées par un précédent propriétaire, il y a une vingtaine d'années, à la faveur d'un aménagement de mezzanine. Une modification de la structure sans conséquence... jusqu'au samedi 9 novembre.

« Nous avions quitté la maison depuis le début du mois pour permettre aux artisans de réaliser les travaux que nous souhaitions. Et samedi dernier, notre artisan plaquiste nous a appelés pour nous dire qu'il venait de s'apercevoir que la façade penchait de six centimètres », raconte Stéphanie Sinou. « Pour lui, les choses étaient sérieuses. » De fait, une partie de la façade est clairement bombée. Les travaux d'isolation de la toiture entrepris ont peut-être enclenché le mouvement.

La structure métallique peut plier

Quoi qu'il en soit, « nous avons fait venir un ami spécialiste le mardi suivant, il s'est montré très alarmant. Nous avons donc contacté maison Phénix et un expert est venu de Rennes, jeudi dernier. Il a confirmé que la structure métallique pouvait plier et la maison s'effondrer », poursuit la jeune femme, sous le choc.

L'homme propose de tout refaire... pour 65 000 euros. Une somme qui s'ajoute aux 35 000 ¤ de départ et aux 10 000 ¤ de dépassements dus à d'autres vices cachés découverts par les artisans : un réseau électrique bricolé et dissimulé sous un lambris ; une isolation « bricolée avec du polystyrène » ; un carrelage collé sur une chape mal faite ; des cloisons de salle de bain en Placoplâtre non hydrofugé.

Et pour ajouter à la difficulté, l'ensemble de ces transformations ont été faites par un précédent propriétaire, aujourd'hui décédé. « Depuis ces travaux qui datent du début des années 1990, il y a eu deux autres propriétaires avant que nous achetions », détaille le couple Sinou, qui a contacté son assurance. Les vices cachés ne sont pas pris en charge. Seule solution : des recours juridiques. Mais ils s'annoncent longs et leur issue hasardeuse.

En attendant, le couple et ses trois enfants vit dans un studio de 20 mètres carrés, dans le sous-sol des parents de Stéphanie Sinou, à Avrillé. Une solution qui devait durer trois semaines, le temps de réaliser les plus gros travaux. « On ne peut décemment pas rester comme ça, c'est invivable. »

Le chantier est désormais stoppé. « Nous ne voulons pas qu'il arrive quelque chose aux artisans. Notre responsabilité serait engagée », souligne Gwendal Sinou. Et la situation semble désespérément bloquée. « Personne ne veut mettre la maison en sécurité pour que les travaux puissent reprendre. Si la maison s'écroule malgré les protections, leur responsabilité serait engagée. » L'imbroglio est total et le couple ne voit pas comment se sortir de cette affaire, financièrement très lourde.

Stéphanie et Gwendal Sinou ont alerté et rencontré le maire de Montreuil-Juigné Bernard Witasse. L'élu refuse de mettre en place un périmètre de sécurité : « Le péril ne menace en rien le domaine public », indique-t-il. M. Witasse assurait en revanche, hier soir au téléphone, « faire le maximum pour que cette famille soit relogée très vite. Je dois joindre dès lundi les bailleurs sociaux. » De quoi redonner un peu de baume au cœur à une famille que cette affaire a plongé dans le désarroi, au point de lancer « un appel désespéré à la presse... »

Florent CHARTIER

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