Malades chroniques : pas de coup de chaud pour vos médicaments !

En cette période de fortes chaleurs, protégez-vous… Vous souffrez d'une maladie chronique ? Assurez-vous que vos traitements conservent leur stabilité lors de températures élevées. Ce qui n'est pas le cas de certaines formes pharmaceutiques comme les crèmes, les suppositoires, les ovules… Mais pas seulement.

Avant d’être commercialisés, tous les médicaments sont testés afin de connaître leur degré de résistance aux variations de températures. Certains sont plus fragiles que d’autres. Pour connaître leurs caractéristiques, lisez la notice.

Veillez au transport

Les médicaments sans mention particulière. Dans des conditions habituelles de conservation (armoire à pharmacie, par exemple), ces médicaments ne sont pas altérés par les variations de température. Les épreuves de stabilité réalisées en laboratoire montrent en effet une absence de dégradation à une température de 40°C pendant… 6 mois ! L’Agence nationale de Sécurité du Médicament et des Produits de Santé (ANSM) recommande toutefois « de les transporter dans un emballage isotherme non réfrigéré ».

Certains médicaments portent la mention à conserver à une température inférieure à 25° ou 30°C : laissez-les dans leur rangement habituel et bien sûr ne les « exposez » pas au soleil. Ceux « à conserver entre +2°C et +8°C » sont habituellement au réfrigérateur. Une fois sortis, utilisez-les sans attendre. Et si vous devez les transporter, placez-les dans une housse réfrigérée. D’une manière générale, si à l’ouverture, le produit présente un aspect modifié (texture, couleur…), ne l’utilisez pas. Au moindre doute, demandez l’avis d’un pharmacien.

N’interrompez pas votre traitement de vous-même

Certains traitements peuvent provoquer des troubles de l’hydratation. A l’instar par exemple des diurétiques. D’autres altèrent la thermorégulation – c’est-à-dire la régulation de la chaleur - de l’organisme. C’est le cas notamment des bêtabloquants et des neuroleptiques. Vous êtes concerné ? Demandez conseil à votre médecin ou votre pharmacien. Dans tous les cas, n’interrompez pas de vous-même un traitement.

Enfin, « en cas de fortes chaleurs, si vous avez de façon inhabituelle des douleurs ou de la fièvre, nous vous déconseillons de prendre de l’aspirine ou du paracétamol » précise l’ANSM. « En effet, l’aspirine peut gêner l’adaptation de votre organisme à la chaleur et le paracétamol est inefficace pour traiter le coup de chaleur ». Répétons-le, au moindre doute demandez conseil à votre médecin traitant.

Pour aller plus loin

Vous pouvez consulter le site de Météo France pour connaître en temps réel l’évolution de la situation et les prendre connaissance des bulletins d’alerte. Et si vous ou l’un de vos proches souffrez d’une maladie chronique (diabète, hypertension artérielle…), téléchargez les documents suivants édités par l’ANSM :

Bon usage des médicaments en cas de fortes chaleurs ;

Conservation des médicaments en cas de fortes chaleurs ;

Lecteurs de glycémie pour les diabétiques ;

Questions/réponses sur le suivi glycémique ;

Vous et votre traitement en cas de vague de chaleur.

Sachez enfin que pour toute information complémentaire, une plate-forme téléphonique nationale a été mise en place dans le cadre du plan Canicule : 0.800.06. 66.66 (appel gratuit depuis un poste fixe en France).

 

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