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Maine-et-Loire Les cars Macron prennent leur vitesse de croisière

2 11.07.2016 18:00
A Angers, des passagers attendent d'embarquer dans un car de la compagnie Ouibus en direction de Paris

A Angers, des passagers attendent d'embarquer dans un car de la compagnie Ouibus en direction de Paris

Le marché des autocars longue distance a explosé en Maine-et-Loire, depuis sa libéralisation par Emmanuel Macron en août 2015. Pas moins de 19 destinations sont désormais desservies par cinq compagnies au départ d'Angers : Nantes, Paris, Grenoble, mais aussi Bourges ou Clermont-Ferrand. Deux lignes comptent également des arrêts à Cholet et Saumur.

Voyager en bus nécessite du temps (entre 3h30 et 5h10 pour rallier la capitale), mais les tarifs imbattables (à partir de 8 euros l'aller) séduisent un public souvent jeune avec peu de moyens. "J'ai payé mon billet pour Paris 34 euros, alors que la SNCF me demandait 74 euros", explique ainsi Chris, 18 ans, croisé à la gare routière d'Angers.

Et la concurrence fait rage sur ce marché très convoité. Les compagnies rivalisent de propositions pour assurer le meilleur confort et la meilleure sécurité à bord à coup de location de films et de géolocalisation, sans pour autant augmenter leurs tarifs. Mais cette course à la clientère est en train de se réduire en même temps que le secteur se concentre : FlixBus vient de racheter le Britannique Megabus, tandis que OuiBus (filiale de la SNCF) fusionnera le 25 juillet avec la coopérative Starshipper. Seuls Isilines (Eurolines) échappe pour l'instant au phénomène.

Economiquement, cette première année d'activité n'a pas encore permis au secteur d'être parfaitement rentable. Si la ligne Angers-Paris fait partie des trajets les plus commercialisés au niveau national, avec des taux d'occupation des bus frôlant les 70%, d'autres peinent encore à faire le plein. Les compagnies restent confiantes pour autant : "la croissance du marché dans les mois à venir nous permettra d'arriver à rentablité sur toutes les lignes", estime le directeur général de FlixBus, Pierre Gourdain.

Cette start-up, basée sur un modèle coopératif, donne du travail aux autocaristes locaux. Ainsi, le Saumurois Audouard Voyages a déjà embauché trois conducteurs pour exploiter la ligne Angers-Paris.

 

Dossier à lire dans l'édition du 12 juillet du Courrier de l'Ouest.

Commentaires (2)

tortillard
Jean Martin lun, 11/07/2016 - 22:43

Macron vient de réinventer le tortillard pour ceux qui veulent mettre 4h pour aller à Paris alors que le TGV le permet en 1h30. Ca doit être indexé sur les droits sociaux de 'gauche'.

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