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Maine-et-Loire Le prof s'est-il suicidé à cause d'une page Facebook ?

1 09.05.2017 21:00
En première instance, la justice a refusé de voir un « lien de causalité » entre la fausse page Facebook et le suicide du prof.

En première instance, la justice a refusé de voir un « lien de causalité » entre la fausse page Facebook et le suicide du prof.

Archives Le Courrier de l'Ouest

En juin 2009, deux élèves, alors âgées de 14 ans, avaient créé un faux compte Facebook au nom de leur professeur.

Malgré le caractère plutôt anodin des inscriptions, l'enseignant avait très mal vécu cette fin d'année scolaire, comme en avaient témoigné ses collègues.

Quelques jours plus tard, il était parti pour une croisière en famille sur le Nil. Mais à bord, son état de santé psychique s'était rapidement dégradé. Le 14 juillet 2009, il se pendait dans sa chambre de l'hôpital d'Assouan où il était hospitalisé.

La famille de l'enseignant affirme que ce faux compte Facebook a été à l'origine de son décès. 

Du côté des familles des adolescentes, cette façon de voir les choses est vivement contestée : « C'est quand même difficile de rattacher un geste aussi extrême avec une mauvaise plaisanterie d'adolescentes » oppose Me Ivan Jurasinovic.

En première instance, la justice a refusé de voir un « lien de causalité » entre la fausse page Facebook et le suicide de l'enseignant. La famille de l'enseignant a fait appel. Délibéré au 11 juillet.

Mercredi dans Le Courrier de l'Ouest à télécharger ici

Commentaires (1)

usurpation d'identité numérique
gric1521 jeu, 08/06/2017 - 17:22

Tout au long de l'année scolaire des plaisanteries d'élèves sont traitées dans les établissements par le dialogue entre les auteurs de la plaisanterie, le CPE, le chef d'établissement et si nécessaire la famille. La plupart du temps le problème est résolu, une sanction, un travail d’intérêt général, faisant réfléchir l'élève aux conséquences de son acte, sont donnés, des excuses sont demandées pour la victime. Mais il arrive que des plaisanteries d'élèves soient très graves et valent leur poste à des enseignants ou la santé à des camarades.

Dans le cas de ce professeur, les élèves ont crée la page facebook à la fin de l'année scolaire, en dehors de l'établissement et en dehors du temps scolaire, l'institution scolaire n'a pas pu jouer son rôle éducatif à ce moment là. Les profs étaient en réunion pédagogique pour préparer l'année suivante, les profs sont convoqués pour surveiller les examens puis pour corriger les copies, les élèves sont libérés. Deux ont cherché à occuper leur temps libre. En fin d'année scolaire les élèves sont en vacances, le CPE, le Chef d'établissement, sont très occupés par la préparation de la nouvelle année, prendre les inscriptions, faire les classes, les emplois du temps. L'acte des jeunes filles « la création d'une page facebook au nom d'un de leur professeur » ne doit pas être minimisé, les jeunes filles ont transgressé l'autorité, le professeur a été atteint de plein fouet dans son autorité, il ne savait pas qui écrivait, il ne savait pas ce qui était écrit en son nom, il ne savait pas qui lisait ces conversations, au 1er juillet il y avait vingt pages de conversation. Pour le professeur qui maîtrisait peu internet et pas du tout facebook, c'était intolérable et il n'a plus pensé qu'à une seule chose :« Qui s'est ? Qu'est qu'il va écrire ? Je n'aurais plus d'autorité ! » Un prof sans autorité auprès des élèves n'est plus un prof ! Ce fait n'est pas anodin, ce n'est pas une plaisanterie. La page facebook a été active du 20 juin à la date de la parution de l'avis des obsèques du professeur, plus d'un mois, ce n'est pas une petite plaisanterie ! La première jeune fille a été entendue par la police à la fin des vacances scolaires, du 20 juin à la fin des vacances scolaires les parents des jeunes filles ne se sont doutés de rien !

Imaginons un malheureux qui trébuche sur une brique et tombe dans le vide. La personne qui a posé cette brique pour faire une plaisanterie n’est pas responsable de la hauteur du bâtiment. Mais elle est responsable d’avoir posé cette brique à cet endroit sans avoir penser aux conséquences.

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