Le physalis contre la goutte ?

Vous connaissez tous le fruit du physalis. De couleur orangée, il figure parfois au menu des desserts en décoration. Ce sont ses fruits justement, qui sont récoltés et utilisés en phytothérapie. Ces baies, oranges ou rouges, sont extraites de leurs vésicules et mises à sécher sur des grilles, à l’ombre. Elles deviennent alors inodores, et ont un goût amer.

Les principes actifs retrouvés dans la baie du physalis accélèrent l’élimination de l’acide urique. Il s’agit notamment de la physaline, mais également d’alcaloïdes et de pigments organiques. C’est pourquoi le physalis est recommandé contre les affections rénales et celles des voies urinaires, ainsi qu’en cas de rhumatismes ou de goutte.

Le physalis peut ainsi être consommé en infusion, à raison de deux tasses par jour. Vous pouvez utiliser 15 à 30 grammes de fruits mûrs pour un demi-litre d’eau. Grâce à sa richesse en vitamines C, cette boisson sera également précieuse en période de convalescence.

Enfin le physalis peut être consommé frais, préparé en salade, par exemple. Ses fleurs sont également appréciées pour leurs belles couleurs et leurs qualités ornementales, même en hiver.

A noter que la phytothérapie est utilisée en médecine traditionnelle depuis des siècles. Son efficacité et son innocuité restent toujours discutées. Et pour cause, comme l’explique l’Organisation mondiale de la Santé dans un rapport de 1998, « un nombre relativement petit d'espèces de plantes ont été étudiées pour d’éventuelles applications médicales ». Cet article s’inscrit naturellement dans cette démarche.

 

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