La gale : bénigne mais très contagieuse

Plusieurs cas de gale sont signalés ces derniers jours en France. Pas question pour autant de s’alarmer, ni de conclure trop vite à une soudaine recrudescence d’une parasitose qui reste relativement bénigne… mais très contagieuse... « La gale », selon l’OMS « est une infection cutanée qui se propage rapidement dans des conditions de surpeuplement et que l’on trouve dans le monde entier (…) et dans toutes les classes socio-économiques ». Le nombre de nouveaux cas chaque année est estimé à 300 millions.

Le manque d’hygiène personnelle est le premier facteur favorisant. Mais la promiscuité n’aide pas vraiment, compte tenu de l’importante contagiosité de la gale : transmission sexuelle ou simples contacts cutanés, le sarcopte (Sarcoptes scabiei), acarien parasite agent de la gale, peut même survivre 24 à 48 heures hors du corps humain, à condition de bénéficier d’un « hébergement » propice : vêtements, literie…

La gale provoque une très forte irritation et d’intenses démangeaisons, notamment la nuit. Elle se manifeste par une éruption cutanée, presque toujours sur les mains, entre les doigts. Elle peut aussi s’attaquer aux chevilles, aux pieds, aux orteils, aux coudes et aux organes génitaux. Extrêmement contagieuse, elle touche aussi bien les enfants que les personnes âgées en institution.

Cette affection n’est pas « dangereuse ». Simplement, il faut agir le plus vite possible car l’infection ne guérit jamais spontanément. En principe, un traitement local suffit : la peau (et le linge) sont traités avec un « pesticide ». Le délai d’incubation étant d’une à deux semaines, en cas de gale avérée, il est essentiel de traiter l’entourage proche, afin de stopper la transmission.

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