L’oreille, attention fragile

L’oreille est un organe très sensible. A tel point que certains traumatismes sonores de la vie de « tous les jours » peuvent l’endommager de manière irréversible. Lesquels ?

Des échelles de toxicité sonore, dûment validées sur le plan scientifique, permettent de renvoyer un niveau de décibels (dB) à une situation de la vie courante. D’une manière générale, elles vont du seuil d’audibilité (0 dB) à 140 dB. Entre ces deux extrêmes, il existe toute une palette de niveaux sonores :

20 dB, c’est le bruit d’un vent léger ;

60 dB équivalent à celui qui nous parvient par une fenêtre ouverte sur la rue ;

95 dB représentent le niveau sonore d’un klaxon ;

105 dB -110 dB se mesurent lors de concerts ;

120 à 140 dB correspondent au décollage d’un avion.

Le temps d’exposition au bruit est également un facteur à prendre en compte :

à moins de 85 dB, il n’est pas nécessaire de surveiller la durée d’exposition ;

à partir de 94 dB, la durée d’exposition quotidienne tolérable sans protection ne dépasse pas 1 heure ;

à partir de 100 dB elle tombe à 15 minutes ;

à partir de 105 dB, elle se réduit encore pour ne pas excéder 5 minutes.

En effet, à partir de 90 dB, il existe un risque pour l’oreille interne. A un tel niveau sonore, les cils des cellules sensorielles de la cochlée sont pliés, voire brisés. L’audition est alors altérée mais en fonction de l’intensité du son, une régénération partielle des cils est possible.

Enfin une exposition chronique – celle d’un travailleur utilisant un marteau-piqueur régulièrement, par exemple – peut avoir les mêmes effets. Dans tous les cas, une protection par un casque ou des bouchons d’oreilles est indispensable.

 

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