L’obésité aggraverait la maladie d’Alzheimer

Avec plus de 800 000 patients concernés en France, la maladie d’Alzheimer représente la première cause de démence liée à l’âge. S’il est déjà connu que l’obésité favorise ce risque, le mécanisme d’action n’était – jusqu’ici - pas clairement établi. Des chercheurs français viennent de mettre en avant la relation entre l’obésité et le rôle de la protéine Tau, impliquée dans la survenue des maladies dégénératives.

La protéine Tau joue un rôle important dans le bon fonctionnement des neurones. Lorsqu’elle vient à dysfonctionner, elle forme des amas cellulaires – les plaques amyloïdes - qui perturbent l’activité des cellules neuronales. Celles-ci favorisent ainsi le développement de maladies neurodégénératives, comme la maladie d’Alzheimer.

L’équipe Alzheimer & Tauopathies de l’unité mixte de recherche 837 (Inserm/Université Lille 2/Université Lille Nord de France) a fait suivre « 5 mois d’un régime riche en graisse à de jeunes souris transgéniques ». Particularité, ces dernières développent avec l’âge une neurodégénérescence liée à la protéine Tau. Petit à petit, et en toute logique, les rongeurs sont devenus obèses.

« A l’issue du régime, les souris obèses ont développé une pathologie aggravée tant du point de vue de la mémoire que des modifications de la protéine Tau » explique David Blum, chargé de recherche à l’INSERM. « Voilà qui apporte la preuve expérimentale de la relation entre l’obésité et les pathologies liées à cette protéine comme la maladie d’Alzheimer ».

« Nos travaux renforcent l’idée d’une contribution majeure des facteurs environnementaux dans le développement de pathologies neurodégénératives » souligne le chercheur. « Nous travaillons désormais sur l'identification des facteurs responsables de cette aggravation ».

 

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