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Justice Willy Bernard, les regrets d'un m'as-tu-vu

0 09.04.2016 17:27
Jean-Philippe Colombet

Jean-Philippe Colombet

Willy Bernard se défendait hier d'accusations d'abus de bien social et de banqueroute. L'ancien vendeur de panneaux photovoltaïques joue gros.

La dernière fois que nous l'avions vu devant un tribunal, en décembre, il contestait encore sa condamnation à un an de prison ferme pour fraude fiscale prononcée en septembre 2014 par la cour d'appel d'Angers.

Depuis, la cour de cassation a rejeté son pourvoi. La condamnation est donc définitive et toute nouvelle peine prononcée par un tribunal rapprocherait dangereusement l'ancien président du SCO d'une saison au cachot.

Ce lourd contexte pénal intervient alors que le fondateur de NextGeneration fait l'objet de deux procédures devant la justice. L'une pour de multiples accusations d'escroquerie à l'endroit de particuliers, et ce dossier-là est encore sur le bureau d'un juge d'instruction. Une autre pour abus de bien social et banqueroute. Celle-là était jugée samedi devant le tribunal correctionnel de Paris.

En 4 ans, de 2009 à 2013, sa holding NextGeneration holding offshore a fait plus de cent millions d'euros de chiffre d'affaire.

Sa gérance avait été dénoncée par des salariés de l'entreprise, inquiets de sa situation économique, des fréquentes ponctions financières de la holding et aussi du train de vie du fondateur : « Un train de vie de footballeur ? » s'amusait hier le président de l'audience.

C'est cet agaçant côté « kéké » qui pourrait bien perdre Willy Bernard. Hier, il fut question de Maserati Grantourismo, d'une Ferrari F12, d'une Porsche Panamera, d'une Aston Martin... Les voitures étaient louées par NextGeneration France, pour le compte de la holding marocaine et à la disposition du seul Willy Bernard.

Avec des montages financiers passablement tordus

Le parquet a requis trois ans de prison dont 18 mois avec sursis et 150 000 euros d'amende pour Willy Bernard.

Samedi dans Le Courrier de l'Ouest à télécharger ici

 

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