Infections à méningocoques : le vaccin d’abord

La coïncidence – pas du tout fortuite… - de la Semaine européenne de la vaccination qui se tient du 21 au 27 avril, et de la journée mondiale contre la méningite ce 24 avril, est une occasion unique de mettre l’emphase sur la prévention des infections invasives à méningocoques (IIM). Parmi ces dernières, les méningites à méningocoque C touchent en priorité les jeunes enfants, les adolescents et les jeunes adultes. Alors que des vaccins existent, la couverture vaccinale demeure insuffisante en France. Et des flambées épidémiques sont régulièrement observées…

Ce n’est pas un mince problème. Chaque année dans le monde en effet, environ 500 000 cas d’IIM – ou de méningites, pour faire simple - sont recensés. Une fois sur dix elles s’avèrent mortelles. Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), « environ 5% à 10% des personnes qui contractent une IIM vont en mourir, même si le diagnostic est fait tôt et que le traitement approprié est donné… »

D’après l’Institut de Veille sanitaire (InVS), « le méningocoque constitue en France la première cause de méningite bactérienne. L’incidence des méningites se situe entre 1 et 2 cas pour 100 000 habitants, et le taux de mortalité en 2010 était de 10% ».

La vaccination, c’est la meilleure protection

Ainsi pour l’OMS, « la manière la plus efficace de prévenir les IIM et de les contrôler reste la vaccination ». Des vaccins permettent en effet de lutter contre quatre des cinq sérogroupes à l’origine de la maladie.

En France, les méningocoques les plus fréquemment rencontrés appartiennent aux groupes B et C. Il n’existe cependant pas de vaccin efficace contre les infections causées par les méningocoques du groupe B.

En revanche, depuis 2009 en France, la vaccination anti-meningococcique de type C est recommandée pour toute la population de 1 an à 24 ans. Depuis 2010, le vaccin est pris en charge à 65% pour cette population. Une seule dose est nécessaire. « Même si le nombre de cas déclarés d’infections invasives à méningocoque C a baissé de 53% entre 2006 et 2010, la couverture vaccinale reste très insuffisante chez les adolescents » explique dans un communiqué le Pr Joël Gaudelus, chef du service de pédiatrie à l’hôpital Jean Verdier de Bondy (93). « Son amélioration passe donc par le médecin traitant, acteur incontournable pour faire appliquer la politique vaccinale ».

Trois vaccins conjugués contre les méningocoques du groupe C sont commercialisés en France et en Europe : Meningitec®, Menjugate® et Neisvac-C®.

Enfin, une vaccination élargie à d’autres groupes de méningocoques (A, W135 et Y) est recommandée pour certaines populations et dans certaines situations particulières, notamment en cas de voyages ou de pèlerinage dans des zones d’endémicité reconnue. Pour en savoir davantage, demandez conseil à votre médecin traitant.

Aller plus loin : consultez le site www.info-meningocoque.fr.

 

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