Infections à méningocoques : l’impact de la vaccination encore insuffisant

En France, 574 cas d’infection invasive à méningocoques (IIM) ont été déclarés en 2011. Selon la dernière livraison du Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH), leur incidence globale reste stable depuis 25 ans. Hormis une légère baisse du nombre de cas dus aux méningocoques du sérogroupe C parmi les enfants de 1 à 14 ans, l’impact de la vaccination demeure insuffisant.

Parmi les 12 sérogroupes identifiés de la bactérie Neisseria meningitidis, quatre prédominent en France : les sérogroupes B, C, W135 et Y. Le taux d’incidence des infections à méningocoques, tous sérogroupes confondus, était de 0,97 cas pour 100 000 habitants en 2011. « Après le dernier pic observé en 2003 (1,58 pour 100 000 habitants), ce taux de prévalence a diminué, principalement du fait d’une baisse des cas d’infections dues au sérogroupe C de la bactérie », soulignent les rédacteurs du BEH. Sans impact très significatif puisque plus de 70% des cas restent liés au sérogroupe B. En 2013, le premier vaccin contre la méningite B devrait obtenir son autorisation de mise sur le marché. Les spécialistes bien sûr, en attendent des changements importants.

La vaccination contre les méningocoques C pour sa part, a été introduite dans le calendrier vaccinal dès 2010, pour les enfants de 12 à 24 mois. Une extension a également été recommandée jusqu’à l’âge de 24 ans. « Il est toutefois difficile d’évaluer la part de la vaccination dans la baisse de l’incidence. D’autant que celle-ci a débuté avant (la mise en œuvre) des recommandations. »

Les nourrissons de moins d’un an exposés

« La diminution de l’incidence des infections dues au sérogroupe C, observée jusqu’en 2010, ne s’est poursuivie que chez les 1-14 ans », indiquent les rédacteurs. Dans cette tranche d’âge, il semble donc que la vaccination ait une influence sur le maintien de la baisse. Mais « le niveau de protection reste insuffisant pour épargner, par immunité de groupe, les nourrissons de moins d’un an ». Ces derniers en effet, ne sont pas ciblés par les recommandations du calendrier vaccinal.

« Les méningites correspondent à une infection des méninges, les enveloppes entourant le cerveau », explique le site de l’Institut Pasteur de Paris. Elles sont causées par plusieurs types de virus, de bactéries et de champignons. Les méningocoques, ou bactéries du type Neisseria meningitidis, constituent les causes majeures de méningites aiguës. Par leur contagiosité élevée, ils peuvent être à l'origine d'épidémies de méningite cérébro-spinale et de septicémie. Leur taux de mortalité se situe entre 8% et 10%. Ainsi au total, les méningites ont-elels été à l’origine de 57 décès en 2011, en France.

Aller plus loin : Consultez le site www.info-meningocoque.fr.

 

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