Recevez gratuitement la lettre d'information générale du Courrier de l'Ouest.
Chaque matin, l'essentiel de l'actu est déjà dans votre boîte mail.

Je m'inscris !

Grand Ouest De retour à Nantes, Loup Bureau raconte sa détention en Turquie

0 27.09.2017 15:20
Loup Bureau ce mercredi matin dans la maison familiale d'Orvault.

Loup Bureau ce mercredi matin dans la maison familiale d'Orvault.

Photo Presse Océan

Il a été emprisonné pendant 52 jours en Turquie, au prétexte d'appartenance à un groupe terroriste car il avait sur lui une photo le montrant lors d'un reportage réalisé en 2013 en présence de combattants kurdes. Loup Bureau, journaliste indépendant de 27 ans, rentré en France il y a 10 jours, est depuis mardi de retour à Orvault, où il a passé toute son enfance et son adolescence.

Il a reçu nos confrères de Presse Océan ce mercredi matin dans la maison familiale, autour d'un café, et nous a raconté les conditions de sa détention et les difficultés à exercer le métier de journaliste en Turquie.

"Ça va plutôt bien", précise-t-il d'emblée lorsqu'on lui demande de ses nouvelles. Aussi bien physiquement que psychologiquement. Les autorités gouvernementales lui ont proposé un suivi psychologique assuré par une antenne spécialisée du CHU de Nantes, mais il n'en éprouve pas le besoin pour le moment. "C'est encore le soulagement qui prédomine", explique Loup Bureau, tout en expliquant n'être "pas à l'abri d'une possible rechute" et en confiant que ses proches, eux aussi, ont vécu difficilement les épisodes de cet été et que certains accusent encore le coup.

Il a ensuite parlé de ses six jours d'une "garde à vue brutale", marquée par des "intimidations et des menaces". "Tous les jours, on allait à l'hôpital, avec d'autres détenus, qui, eux, étaient affiliés au PKK, raconte-t-il. A l'arrière du fourgon de police, on n'était pas assis sur les sièges, mais agenouillés, les mains menottées, dans le couloir central. La route secouait pas mal. On tombait d'un côté et de l'autre. On avait le visage au sol et les policiers restaient impassibles. Une humiliation".

Il n'était alors nourri que de briques de jus d'orange et de biscuits : "J'étais dans une cellule de 6 m2, sans lumière du jour. Physiquement, j'étais très faible".

Plus d'informations à lire ce jeudi 28 septembre dans Presse Océan

Abonnement

Retrouvez toutes nos offres
à partir de 1€ par mois

Je m'abonne

 

inscription à la lettre d'information générale
logo Courrier de l'Ouest

Vous avez aimé cet article ?

Recevez gratuitement la newsletter Courrier de l'Ouest.

Chaque matin, l'essentiel de l'actu est déjà dans votre boîte mail.

Connexion utilisateur
Vous pouvez vous connecter avec votre compte facebook.
Vous pouvez vous connecter soit avec votre nom d'utilisateur assigné, soit avec votre adresse e-mail.
Le champ mot de passe est sensible à la casse.