Excès de sel : les industriels doivent montrer l’exemple

Haro sur le sel caché, présent en grandes quantités dans les aliments transformés ! La Confédération de la Consommation, du Logement et du Cadre de Vie (CLCV) « demande que soit adopté, par voie réglementaire et non plus seulement partenariale, un plan de réduction des teneurs en sel des aliments qui contribue le plus aux apports de la population ». Ses responsables réagissent à l’avis récemment rendu par l’ANSES, selon lequel les Français consomment toujours trop de sel !

Selon l’Agence nationale de Sécurité sanitaire de l’Alimentation, de l’Environnement et du Travail (ANSES), de 2003 à 2011, les apports en chlorure de sodium n’auraient baissé que de 4% à 10%. Si une diminution est amorcée, au rythme actuel elle ne permettra pas d’atteindre les objectifs du Programme national Nutrition Santé (PNNS), visant à réduire de 20% d’ici 2015 les apports en sel. La base de comparaison retenue étant l’année 2002.

« Cette situation n’est plus acceptable compte tenu des risques associés à la consommation excessive de sel : hypertension artérielle, maladies cardiovasculaires et cancer de l’estomac », indiquent les responsables de la CLCV. Ils soulignent par ailleurs le rôle central de l’industrie agroalimentaire dans cette situation. « (Elle) a une responsabilité majeure dans ce domaine. En effet, les aliments transformés à eux seuls représenteraient 87% des apports totaux en sel, la contribution de ce que les consommateurs ajoutent avec leur salière étant somme toute marginale ».

La CLCV estime ainsi que les efforts fournis par cette industrie sont aujourd’hui « insuffisants ». Le sel il est vrai, est un exhausteur de goût, c’est-à-dire qu’il amplifie la saveur des aliments. Il permet également de retenir l’eau dans ces derniers – dans les viandes notamment – ce qui permet d’augmenter leur poids apparent… en remplaçant les protéines par de l’eau, beaucoup moins coûteuse.

 

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