Etats-Unis : la flambée de méningite qui fait scandale

Une importante flambée de méningite fongique secoue actuellement les Etats-Unis. Depuis la fin du mois de septembre, pas moins de 330 cas ont été recensés dans 15 des états de l’Union. Et 25 personnes sont décédées dans les jours qui ont suivi une injection de… corticostéroïdes, contaminés par des champignons microscopiques ! Selon les Centers for Diseases Control and Prevention (CDC) d’Atlanta, l’origine de cette véritable épidémie se trouve au sein même d’un laboratoire basé dans le Massachussetts : le New England Compounding Center (NECC). De graves manquements en matière d’hygiène y ont été constatés, alors que 14 000 patients auraient été exposés aux produits défaillants.

Après plusieurs jours d’enquête, les CDC ont identifié trois lots de corticostéroïdes injectables, contaminés de la sorte. Tous provenaient du NECC et renfermaient de la methylprednisolone, un corticostéroïde utilisé comme anti-inflammatoire. La société n’aurait pas respecté les mesures d’hygiène les plus élémentaires. Un second laboratoire aurait été fermé, toujours dans l’état du Massachussetts, rapporte le New York Times dans son édition du 28 octobre 2012.

Depuis le 4 octobre dernier, donc, toute la production du NECC a été gelée par la Food and Drug Administration (FDA), l’agence américaine du médicament. Celle-ci a par ailleurs recommandé à tous les professionnels de santé de ne plus utiliser les produits de cette entreprise. A la date du 28 octobre, 25 patients étaient décédés et 344 autres étaient toujours sous surveillance. Tous ont été victimes d’une méningite fongique, causée par les produits contaminés. Selon le New York Times, il s’agit là du « pire désastre de santé publique lié à un médicament depuis les années 1930 » – d’autant qu’il concernerait un nombre bien plus important d’Américains. Selon les CDC, pas moins de 14 000 personnes auraient pu être exposées à ces produits.

Des conditions d’hygiène désastreuses

Les inspections menées jusqu’à présent par les CDC au sein de la société incriminée, mettent en évidence de graves dysfonctionnements au regard des prescriptions d’hygiène. « Des éléments étrangers au produit, de couleur noire et verdâtre », « une matière blanche et filamenteuse » ont été retrouvés dans les seringues analysées par les autorités sanitaires américaines.

De plus, une quantité de bactéries supérieure aux limites autorisées aurait été retrouvées par le laboratoire lui-même. Enfin le système d’air conditionné de la salle où étaient produits les médicaments était éteint durant la nuit. Par conséquent, le degré d’humidité et la température exigés n’y étaient pas respectés.

L’enquête se poursuit et la FDA recommande aux patients potentiellement concernés d’être vigilants en cas de symptômes susceptibles d’évoquer une méningite. Ces derniers rappelons-le, sont la survenue de fièvre, de céphalées, de nausées voire d’une photophobie.

 

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