En hiver aussi, protégez-vous du soleil !

Sur les cimes ou sous les tropiques, nous sommes nombreux à cette période de l’année à rêver de soleil. Attention toutefois, si en plein hiver, les rayonnements solaires contribuent à nous redonner le moral, ils restent dangereux. L’exposition répétée et sans protection risque d’altérer à terme les cellules de la peau et favoriser la survenue de ce que les spécialistes appelle une kératose actinique.

A la montagne, le soleil est vif et les ultraviolets plus violents. Protégez-vous des coups de soleil immédiats, mais aussi des risques à plus long terme : vieillissement accéléré et cancers cutanés. Achetez vos écrans protecteurs en pharmacie. Renouvelez-en l’application au cours de la journée, même si le ciel est voilé ou couvert. En altitude, le rayonnement solaire est très important, puisque la neige réfléchit 85% des rayons ultraviolets. A titre de comparaison, le taux de réflexion n’est que de 20% pour le sable et 10% pour l’eau. Sans compter que la proportion d’ultraviolets augmente de 10% à chaque palier de 1 000 mètres d’altitude.

Préserver son capital soleil

En ce qui concerne le soleil sous les tropiques, soyez très vigilants. Au plus près de l’équateur, il est impossible d’échapper à des rayons par définition plus perpendiculaires et à leurs effets de pénétration d’autant plus dévastateurs. Pour le Dr Patrick Brun, dermatologue à Cannes, « en cas de destination ensoleillée en hiver, je recommande de ne s’exposer que quelques minutes le premier jour, et d’adopter ensuite une bonne protection contre les rayons. Celle-ci se fait avec de la crème solaire. »

En cas d’expositions répétées, notre peau ne parvient plus à réparer les dégâts du soleil. A terme, le risque est de voir apparaître ce que les spécialistes appellent des kératoses actiniques qui touchent entre 19% et 24% des plus de 60 ans. C’est un marqueur de risque de cancer cutané. Certes toutes ces kératoses ne vont pas évoluer vers une tumeur cutanée, mais il convient de les prendre en charge précocement.

Cuir chevelu, front, nez, oreilles… Les kératoses sont en réalité de petites taches brunes ou jaunes sur un fond rougeâtre, présentant une rugosité au toucher. Selon le Docteur Brun, « l’âge est un facteur à prendre en compte, puisque dans les régions ensoleillées comme le sud de la France par exemple, les plus de 60 ans à peau claire sont particulièrement touchés par les kératoses actiniques. Le risque de passage d’une kératose à un cancer cutané à partir de la soixantaine est de l’ordre de 2% par an ».

Si vous constatez, l’apparition de telles taches, consultez votre médecin qui vous orientera vers un dermatologue. L’objectif, c’est de les diagnostiquer le plus précocement possible, pour mettre en œuvre un traitement adapté, afin de prévenir le risque de survenue d’une tumeur.

 

Connexion utilisateur
Vous pouvez vous connecter avec votre compte facebook.
Vous pouvez vous connecter soit avec votre nom d'utilisateur assigné, soit avec votre adresse e-mail.
Le champ mot de passe est sensible à la casse.