Des chauve-souris en serial killers ?

Selon une vaste étude internationale à laquelle ont participé des équipes de l’Institut de Recherche et de Développement (IRD), les chauves-souris constitueraient un important réservoir de virus réémergents. Toutes les espèces de chiroptères en effet, seraient porteuses de paramyxovirus. Leur nom ne vous dit rien ? Sachez qu’ils sont responsables notamment de la rougeole, des oreillons et de bien d’autres infections respiratoires. Explications.

Le travail auquel a participé l’IRD, a permis la découverte de plus de 60 nouvelles espèces de paramyxovirus. C’est presque le double de celles qui étaient connues jusque-là. Et grâce à un échantillonnage mondial, les chercheurs viennent de mettre la main sur un réservoir jusque-là méconnu : les chauves-souris.

Eradication compromise ?

« L’existence d’un tel réservoir animal compromet les espoirs de voir éradiquer certaines maladies humaines, comme la rougeole », indique l’IRD. Autre conclusion alarmante de cette étude, certains virus extrêmement dangereux ont été découverts dans des régions du monde où on ne les soupçonnait pas. C’est le cas par exemple des virus Hendra et Nipah. Ces deux pathogènes émergents ont récemment provoqué des épidémies d’encéphalites mortelles en Asie et en Australie.

Les chauves-souris étaient déjà bien connues pour véhiculer des maladies telles que la fièvre hémorragique d’Ebola ou la rage. « On les découvre aujourd’hui comme des réservoirs potentiels d’une multitude d’infections, qui touchent l’homme et les autres animaux dans le monde entier », indique l’IRD. « Toute étude épidémiologique sur les paramyxovirus devra désormais prendre en compte les données écologiques concernant ces animaux volants ».

 

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