Dengue : un virus de moins en moins secret

Des chercheurs français viennent d’identifier deux familles de récepteurs qui joueraient un rôle éminent dans l’entrée du virus de la dengue au sein des cellules. Ils sont en outre parvenus à inhiber in vitro l’infection virale, en bloquant la liaison du virus sur ces mêmes récepteurs.

Une équipe de l’Unité mixte INSERM/CNRS-Université Paris-Diderot « Pathologie et virologie moléculaire » (Hôpital Saint-Louis de Paris), a réalisé un criblage génétique, qui lui a permis d’identifier des récepteurs cellulaires utilisés par le virus de la dengue. Ils ont ainsi pu déterminer le rôle joué par deux types particuliers de récepteurs, nommés TIM et TAM.

Ces résultats contribuent à élucider la première étape-clé du cycle infectieux de la dengue. La découverte de ces récepteurs ouvre également la voie à de nouvelles stratégies antivirales, ciblées sur le blocage de la liaison du virus sur les TIM et TAM. Signalons qu’un candidat-vaccin fait actuellement l’objet d’études cliniques aux résultats jugés très prometteurs. Son examen par la Food and Drug Administration américaine se fait actuellement, dans le cadre d’un processus accéléré selon le modèle fast track.

Le virus de la dengue est transmis à l’homme par des moustiques. Dans le monde, deux milliards de personnes y sont exposées, et 50 millions de cas sont recensés par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) chaque année. L’infection se traduit le plus souvent par un syndrome grippal. Pour autant, il existe également des formes sévères de la maladie, hémorragiques et trop souvent mortelles.

Aller plus loin :

Consultez le dernier Aide-mémoire de l’OMS sur la dengue ;

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