Datura, la plante aux deux visages

C’est l’herbe du diable, l’herbe aux sorciers, la pomme épineuse… Autant de petits noms qui font du datura une plante peu recommandable. Elle a d’ailleurs été utilisée de tous temps par les « sorciers », « chamans » et autres « guérisseurs médiums ». Elle renferme en effet un hallucinogène puissant et très toxique, et on la reconnaît à ses longues fleurs mauves ou blanches en forme de trompettes.

On récolte ses feuilles et ses graines, qui contiennent les alcaloïdes hallucinogènes. Mais le datura est surtout cultivé pour les besoins de la médecine. Notamment pour la préparation de médicaments homéopathiques. Il entre par ailleurs dans la composition de certains sirops antitussifs.

Plus anecdotique, on utilise encore sous les tropiques la feuille de datura séchée en fumigations, pour calmer les crises d’asthme. Sa feuille encore verte et légèrement chauffée, est également utilisée en cataplasmes sur les articulations douloureuses. Signalons enfin que le commerce du datura comme plante ornementale est autorisé en France. Mais sa vente comme plante ayant des effets stupéfiants est passible de 75 000 € d’amende et 5 ans d’emprisonnement.

A noter que la phytothérapie est utilisée en médecine traditionnelle depuis des siècles. Son efficacité et son innocuité restent toujours discutées. Et pour cause, comme l’explique l’Organisation mondiale de la Santé dans un rapport de 1998, « un nombre relativement petit d'espèces de plantes ont été étudiées pour d’éventuelles applications médicales ». Cet article s’inscrit naturellement dans cette démarche.

 

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