Recevez gratuitement la lettre d'information générale du Courrier de l'Ouest.
Chaque matin, l'essentiel de l'actu est déjà dans votre boîte mail.

Je m'inscris !

Cyclisme Tour de France : un peloton de plus en plus intelligent ?

0 16.07.2017 06:30
Romain Bardet après sa victoire à Peyragudes.

Romain Bardet après sa victoire à Peyragudes.

Photo AFP.

Le cas Romain Bardet, et sa communication parfaitement maîtrisée, est révélateur d’une évolution dans les pelotons depuis plusieurs années.

Sport populaire par excellence, le cyclisme se développe d’abord dans les campagnes. Une bascule s’opère dans les années 80. Le niveau scolaire global de la population française augmente. Les clubs se rapprochent des villes. Les nouveaux coureurs arrivent. Le cyclisme fait sa mue.

Dans le même temps, le prix du matériel grimpe. Du fait de ce nouveau genre de passionnés, aux capacités financières plus importantes, mais aussi de l’évolution des technologies. « Le coût des vélos peut créer des obstacles économiques pour les classes populaires, et les technologies très élaborées peuvent attirer des jeunes de milieux sociaux plus élevés », résume Fabien Ohl, professeur à l’Institut des sciences du sport de l'Université de Lausanne, spécialiste en analyse du comportement des consommateurs de sport.

Une tendance de société

Aujourd’hui, nombreux sont les exemples de coureurs diplômés d’études supérieures : Amaël Moinard (Cofidis) et sa Licence de mathématiques appliquées aux sciences sociales, Guillaume Martin (Wanty) et son Master de philosophie, Jérémy Roy (FDJ), sorti major de promo en ingéniérie, sans oublier Romain Bardet (lire CO du 16 juillet).

Cette gentrification de la discipline se poursuit aujourd’hui. « Il est possible que la diffusion de la pratique du vélo, comme moyen de transport et comme loisir, puisse jouer un rôle aussi », poursuit Fabien Ohl. Plus de trois millions de vélos ont été vendus en France en 2016*. Le vélo s’accompagne d’une logique écologique de plus en plus adoptée par les catégories sociales supérieures - dont les fameux « bobos » - qui voient en ce sport davantage de vertus qu’en d’autres.

« Bien que l’image du cyclisme, dégradée depuis les années Festina et avec l’affaire Armstrong, peut créer des obstacles, analyse le sociologue. J’ai rencontré des coureurs me racontant comment leurs parents, de milieu social élevé, s’inquiétaient du risque d’être entraînés dans des pratiques de dopage. »

*Etude réalisée par l’Union Sport et Cycle, organisation professionnelle du secteur sport regroupant 1400 entreprises

A LIRE : « Bardet, élève de premier rang », dans le Courrier de l'Ouest du 16 juillet.

Abonnement

Retrouvez toutes nos offres
à partir de 1€ par mois

Je m'abonne

 

inscription à la lettre d'information générale
logo Courrier de l'Ouest

Vous avez aimé cet article ?

Recevez gratuitement la newsletter Courrier de l'Ouest.

Chaque matin, l'essentiel de l'actu est déjà dans votre boîte mail.

Connexion utilisateur
Vous pouvez vous connecter avec votre compte facebook.
Vous pouvez vous connecter soit avec votre nom d'utilisateur assigné, soit avec votre adresse e-mail.
Le champ mot de passe est sensible à la casse.