Cancers : l’espoir des molécules « appâts »

Mises au point en 2009, les molécules Dbait qui leurrent les cellules cancéreuses comme des appâts (‘bait’ en anglais, n.d.l.r.) font aujourd’hui l’objet de tests auprès de patients souffrant de mélanome. Utilisées conjointement à la radiothérapie, ces molécules sembleraient très prometteuses.

Les molécules Dbait sont… astucieuses. En effet, elles inciteraient les cellules cancéreuses à s’autodétruire, plutôt qu’à continuer à se diviser… et donc à se multiplier. Comme le souligne Marie Dutreix (Institut Curie) qui est à l’origine de leur découverte, « tels des faussaires les Dbait font croire aux cellules traitées par radiothérapie que les dommages auxquels elles doivent faire face sont beaucoup plus importants que dans la réalité ». Découragées, « les cellules tumorales s’autodétruisent ».

Cette association Dbait/radiothérapie est actuellement au cœur d’un essai clinique coordonné par le Dr Christophe Le Tourneau, oncologue à l’Institut Curie. « Les premiers patients atteints de mélanome avec métastases cutanées ont très bien toléré le traitement » explique-t-il. « Une réponse au traitement a été observée, mais il est encore trop tôt pour préciser le rôle des molécules Dbait par rapport à celui de la radiothérapie ».

Bientôt avec la chimiothérapie. Et surtout, les chercheurs ont constaté que les Dbait agissaient bien de façon spécifique sur les cellules tumorales. « Il n’y a pas de radiosensibilisation au niveau de la peau saine » expliquent-ils. Prometteurs, ces résultats doivent toutefois être confirmés – ou infirmés - au cours des prochains mois. Mais les scientifiques évoquent déjà l’idée d’une association des molécules Dbait avec la chimiothérapie. A suivre, donc...

Aller plus loin : Découvrez le fonctionnement des Dbait en vidéo.

 

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