Cancer du col : vacciner toutes les filles !

« Vaccinons nos filles contre les papillomavirus humain (HPV) », qui sont responsables de la majorité des cas de cancers du col de l’utérus. C’est en substance le message que lancent les représentants du Centre européen de Prévention et de Contrôle des Maladies (ECDC) depuis Stockholm, en Suède. L’institution publie ce mercredi une version mise à jour de ses recommandations en matière de vaccination contre les HPV, dont la précédente mouture remontait à 2008.

Il existe actuellement, deux vaccins capables de prévenir le cancer du col de l’utérus. Gardasil® (Sanofi Pasteur MSD) protège contre les HPV 6, 11, 16 et 18. Quant à Cervarix® (GSK), il cible les souches 16 et 18. Ces deux vaccins sont actuellement indiqués aux jeunes filles de 10 à 14 ans, avec possibilité de lancer un protocole plus tardivement chez les jeunes filles dont la vie sexuelle n’a pas débuté. Il est également prouvé que les « vaccins apparaissent les plus efficaces lorsqu’ils sont administrés avant le premier rapport sexuel », précise l’ECDC.

Les vaccins anti-HPV ont été introduits en Europe en 2006. « L’ECDC publie aujourd’hui de nouvelles recommandations les concernant, à la lumière des résultats des programmes de vaccination actuellement déployés dans 19 pays européens. Mais aussi des différentes études publiées au cours des 4 dernières années ».

Efficaces, bien tolérés, trop peu utilisés

Il ressort de ce travail un point particulièrement positif et rassurant : « les essais randomisés et les observations disponibles ont mis en évidence une bonne sécurité d’emploi et une efficacité (des vaccins) contre les précurseurs du cancer du col de l’utérus », explique l’ECDC.

Malgré tout, « dans la plupart des pays, les taux de vaccinations restent bien trop faibles ». Avec également une forte hétérogénéité selon les pays puisque les taux varient de 17% des jeunes filles concernées (Luxembourg) à 84% (Portugal). En France, seulement une sur quatre des jeunes filles appartenant à la population cible est effectivement vaccinée.

Pas pour les garçons

Depuis quelques mois et la publication d’une étude sur ce sujet, la vaccination des garçons était également envisagée. Elle ne l’est plus ! Dans la mise à jour de ses recommandations, l’ECDC explique que le « fait d’inclure les garçons dans les programmes de vaccination ne serait pas satisfaisant sur un plan coût-efficacité ». Son directeur Marc Spencer, ajoute en revanche que « nous devons nous assurer que toutes les jeunes filles de 10 à 14 ans soient vaccinées ».

De trois à… deux doses ?

Enfin dans ses précédentes recommandations (2008), l’ECDC préconisait un schéma de vaccination comportant l’injection de 3 doses. Or « une étude récente a montré qu’il n’existait pas de différence significative en termes d’efficacité vaccinale lorsque deux doses étaient administrées ». Pour ses représentants, ce dernier point s’il est confirmé, aura un impact important sur les programmes de vaccination anti-HPV. Le coût de la vaccination s’en trouverait en effet diminué, ce qui pourrait contribuer à favoriser le recours au vaccin dans de nombreux pays.

Aller plus loin : Télécharger les nouvelles recommandations de l’ECDC concernant la vaccination anti-HPV.

 

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