Cancer de la vessie : une injection de BCG avant la BCG thérapie

Le traitement standard des tumeurs à haut risque de récidive dans le cancer de la vessie, repose aujourd’hui sur le BCG. Afin de renforcer son efficacité, une équipe associant l’Institut Pasteur, l’INSERM, l’Université Paris Descartes et les Mines ParisTech a mis au jour l’intérêt d’une injection intradermique de BCG, avant le début du protocole de BCG-thérapie.

Dans la prise en charge de ces cancers de la vessie, cette forme d’immunothérapie repose sur des injections répétées de bacille de Calmette et Guérin. L’équipe de Matthew Albert, responsable de l’étude, a montré sur un modèle murin – c’est-à-dire chez la souris- qu’une simple injection intradermique de BCG, préalablement au protocole standard pourrait améliorer la réponse anti-tumorale. « Les cellules immunitaires sont ainsi opérationnelles en grand nombre dès la première instillation de BCG dans la vessie », expliquent les auteurs de ce travail.

Un vaccin qui ‘booste’ le traitement

A la lumière de ces résultats, les chercheurs ont tenté de déterminer si les patients vaccinés dans leur enfance par le BCG, et dont le vaccin était toujours actif, répondaient mieux au traitement que les autres. Résultat : sur une période de 5 ans, 80% des patients positifs survivaient sans récidive, au lieu de seulement 45% des patients qui n’étaient plus immunisés contre la tuberculose. « Ces données sont encourageantes. Elles suggèrent qu’une simple injection intradermique de BCG préalablement (à la mise en œuvre du) protocole standard pourrait améliorer la réponse au traitement », concluent les auteurs.

 

Connexion utilisateur
Vous pouvez vous connecter avec votre compte facebook.
Vous pouvez vous connecter soit avec votre nom d'utilisateur assigné, soit avec votre adresse e-mail.
Le champ mot de passe est sensible à la casse.