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La « butte », c’est toute une histoire

0 23.02.2012 09:54

En mars dernier, elle a fêté ses 24 ans. Seule. Comme abandonnée dans les sous-bois du parc bartholoméen de Pignerolle. Pourtant, en mars dernier, les promeneurs printaniers l’ont assurément remarquée… pour mieux superbement l’ignorer. Idem pour les joggeurs du dimanche, toujours pressés de la contourner. Elle, c’est la « butte ». La désormais « mythique butte » qui, depuis sa naissance officielle un jour de championnat de France de cross-country en mars 1986, se plaît à ne faire qu’une apparition publique par an : le 11 novembre.Un jour de cross du « Courrier », il faudrait être sourd pour ne pas entendre parler de la butte. Et aveugle pour ne pas la voir se dresser, fière et majestueuse, à quelques hectomètres de l’aire d’arrivée ! Cette butte (rebaptisée cette année butte Espace Anjou), les spectateurs la vénèrent, les photographes la chérissent et les coureurs la redoutent. Enfin pas tous les coureurs.« Elle est réservée aux As », se réjouit Marcel Trouillard qui, en sa qualité de responsable technique du parcours du cross du CO, n’oublie jamais de prendre plusieurs fois par an des nouvelles de « sa » butte. « Ma hantise permanente est d’y voir une chute dans la descente », dit-il. Inlassablement, il relance donc les services d’Angers Loire Métropole « pour atténuer la pente. »« On s’y sent porté »Moins dangereuse car mieux préparée, la butte n’en reste pas moins « LE » point stratégique de la course des As. La preuve ? Les spectateurs s’y agglutinent, certains d’y assister au combat des chefs. Mais cette butte, est-elle sportivement décisive ?« Elle n’est pas déterminante dans la mesure où elle se situe trop loin de l’arrivée », jure Marcel Trouillard. Jean-Jo Brécheteau, vainqueur du cross du CO en 2001 et 2003 confirme. « A Pignerolle, la victoire se joue au train dans les sentiers. Cela n’enlève rien au caractère mythique de la butte. L’ambiance y est merveilleuse. » « Avec les cris, on s’y sent porté », confirme Taïbi Essaïd. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si l’aîné des Essaïd s’y est inventé une tactique lors de ses quatre succès au cross du Courrier de l’Ouest (1987, 1988, 1998 et 2002). « J’ai toujours attaqué dans la dernière butte », raconte-t-il. Sébastien Cosson, triple vainqueur entre 2004 et 2006, partage ce même secret de la réussite : « C’était stratégique, je cherchais à faire la différence en relançant dans la descente. »Accélérer dans la descente. Seuls les as des As s’y risquent… prudemment. « Si la butte est dure à monter, elle l’est encore plus à descendre. Si on ne se contrôle pas, le risque de chute existe », confirme Taïbi Essaïd. Mais que Marcel Trouillard se rassure. Chaque 11 novembre, les athlètes se passent le mot : point de culbute dans la butte.Tristan BLAISONNEAUToutes les courses, tous les horairesTéléchargez le règlement du Cross

 

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