L’Anjou, une terre équestre

L’Anjou, une terre équestre

10 000 chevaux dans le Maine-et-Loire. C’est l’estimation réalisée par Pascal Baudry, le président du Comité départemental d’équitation. Un chiffre qui ne cesse d’augmenter. Les clubs équestres et associations de compétition du département, qui comptent aujourd’hui très précisément 8 314 licenciés, enregistrent une hausse de leurs licenciés de 10 % par an depuis trois ans.Le succès de l’hippisme en Anjou n’est pas nouveau. Il y a véritablement une tradition équestre. Un attachement que l’on retrouve également à l’échelle régionale. « Dans les Pays de la Loire, la surface consacrée au cheval est supérieure à la surface viticole », assure Pascal Baudry. De quoi surprendre bien des amateurs de vin et alimenter un secteur économique.Près de 2 000 emploisLe président du Comité équestre estime que le monde de l’équitation génère à l’échelle du département un chiffre d’affaires annuel oscillant entre 15 et 20 millions d’euros, et près de 2 000 emplois directs.Des chiffres proprement impressionnants, d’autant plus qu’ils ne prennent pas en compte les retombées économiques, plus difficiles à évaluer, en terme d’accueil des délégations. Rien que pour les étrangers, Pascal Baudry en annonce une soixantaine par an. « Ça fait tourner les structures hôtelières », résume-t-il.60 000 entrées payantesLes chevaux de course sont l’une des spécificités du Maine-et-Loire en matière d’hippisme. Le département compte douze hippodromes qui enregistrent 60 000 entrées payantes par an. Mais, il n’y a pas seulement des joueurs en Maine-et-Loire. Il y a aussi et surtout des entraîneurs professionnels. 200, selon la comptabilité de Pascal Baudry.« Les Pays de la Loire sont la deuxième région d’élevage en France, derrière la Normandie. Le Maine-et-Loire arrive derrière la Vendée, qui a un fort élevage de chevaux de sport, mais se classe devant en ce qui concerne les chevaux de course. »Au total, l’Anjou accueille 80 réunions par an où se disputent environ 500 courses. Des courses qui participent évidemment au chiffre d’affaires mentionné plus haut.Cravache d'orImpossible, enfin, de ne pas citer l’Ecole nationale équestre de Saumur, le haras national de l’Isle-Briand au Lion-d’Angers ou encore le Centre d’entraînement régional du galop de l’ouest de Pouancé. Sans parler de cavaliers aussi célèbres que Nicolas Touzaint (champion olympique en 2004), David Cottin ou Angelo Gasnier, chacun détenteur d’une cravache d’or en 2009, cravache d’or qui récompense le jockey qui a gagné le plus de courses dans une saison…Christophe RICCI