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Dans le quotidien d’un Chamois niortais

0 23.02.2012 12:22

A 33 ans, Arnaud Gonzalez est l’un des joueurs les plus « capés » de l’effectif des Chamois. Formé à l’école auxerroise (56 matches de Ligue 1, 4 de C1, 9 de C3), il a rejoint Niort en juin 2006.Marié, père de famille, son quotidien est naturellement très chargé entre obligations professionnelles et familiales. Pendant deux semaines, il nous livre son témoignage sur sa condition forcément particulière de footballeur. Une chronique à suivre chaque jour sur courrierdelouest.fr.Arnaud, à l’âge de 15 ans, vous avez rejoint le centre de formation d’Auxerre. Racontez-nous en quelques mots votre vie de jeune footballeur de l’époque ?Arnaud Gonzalez : « Du foot, beaucoup de foot… Un à deux entraînements par jour, le reste du temps on était en cours (NDLR : il a décroché un bac économique). J’ai disputé mon premier match en D1 en 1996 à 18 ans et demi et signé mon premier contrat pro un peu plus tard à 19 ans (5 ans). La génération de l’époque, Blanc, Lamouchi, Saïb a réussi cette année-là le doublé coupe-championnat. Ce n’était pas évident de se faire une place dans un tel effectif. J’ai eu du mal à m’imposer »Sur le plan psychologique, comment un jeune gère-t-il le fait de ne pas avoir une vie tout à fait comme les autres ?« Vous voulez parler des sorties entre potes ? Quand on arrive, on est prévenu. On sait qu’on va avoir la chance de jouer au foot tous les jours, alors on met naturellement le frein sur tout le reste. Et puis au centre, on se sert naturellement les coudes entre nous ».Aujourd’hui vous voilà marié et père de trois jeunes enfants (Elisa, 9 ans ; Pierre et Lola, 6 ans). Comment organisez-vous votre quotidien ?« On s’entraîne comme des pros, tous les jours. Quasiment tous les matins, je commence par déposer les enfants à l’école puis je file à l’entraînement. L’après-midi, petite sieste obligatoire avant de retourner au stade ou d’aller chercher les enfants. Et puis derrière, il y a les devoirs, les bains, bref la vie de famille ».Celle-ci est-elle facilement conciliable avec le rythme qui est le vôtre ?« C’est surtout pour Sonia, ma femme, que c’est le plus dur ! On ne sort jamais, on peut difficilement partir en week-end. La saison terminant fin mai et reprenant fin juin, je ne vous parle même pas des vacances d’été avec les enfants… Moi, c’est mon métier, je fais avec. Je ne le vis pas trop mal, j’ai quand même du temps libre. Mais c’est vrai qu’à une période, on n’avait pas d’amis en dehors du football ».Revenons au football. Comment se décline une semaine d’entraînement classique ?« Lundi et mardi, on bosse beaucoup physiquement pour garder le rythme. Mercredi, c’est récup, dans l’ensemble c’est assez cool. Dès jeudi, on commence à rentrer dans notre match avec la mise en place tactique. Et puis vendredi, on est dans le vif du sujet ».Sur le plan de la diététique, on imagine que vous ne pouvez pas faire n’importe quoi…« Au club, on est pesé deux ou trois fois par semaine alors effectivement il faut être vigilant même si à titre personnel, je n’ai jamais vraiment trop fait attention. Mais j’ai la chance de pouvoir compter sur mon épouse qui me prépare de bons petits plats. Je m’impose un seul truc : manger du poisson la veille des matches. L’alcool ? Je n’en bois quasiment jamais ».Denis JUMEAURetrouvez chaque jour sa chronique sur notre page ici

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