Aphasie, une semaine pour… en parler

Souffrir d’aphasie, c’est être incapable de communiquer par le langage. Totale ou partielle, l’aphasie est la conséquence trois fois sur quatre, d’un accident vasculaire cérébral (AVC). Elle peut survenir en l’absence de tout déficit sensoriel ou trouble de l’appareil phonatoire. C’est juste que le cerveau ne nous permet plus de mettre en œuvre les processus de l’élocution… Pour mieux connaître cette pathologie, la Fédération nationale des Aphasiques de France (FNAF) organise une campagne d’information. Elle se déroulera dans tout le pays, du 15 au 21 octobre.

En France, sur 125 000 personnes victimes chaque année d’un AVC, le quart - soit 30 000 patients - reste aphasique. Selon la Fédération nationale des Aphasiques de France (FNAF), « quelque 300 000 aphasiques vivent aujourd’hui dans l’Hexagone. C’est toute leur vie qui est irrémédiablement modifiée, mais aussi celle de leur entourage. C’est la raison pour laquelle il est important que tous soient entourés, et aidés ».

Sur son site, la FNAF met en ligne de nombreux témoignages et se fait la porte-parole des patients. « Pierre est aphasique depuis qu’il a été victime d’un AVC. N’ayant pas de séquelles sur le plan moteur, il est rentré chez lui. Il vit seul depuis le décès de son épouse. Il se débrouille pour sa toilette, il fait sa cuisine, son ménage. Mais il ne peut pas expliquer à son médecin comment il se sent, et il ne peut rien dire à sa fille qui lui téléphone tous les jours ». Cet isolement illustre s’il en était besoin, à quel point les réunions d’information et de sensibilisation organisées en régions, sont essentielles.

Aller plus loin : Retrouvez le programme des animations (rencontres, débats…) par département sur www.aphasie.fr.

 

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