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Anjou Vins de Loire : les Ligers, vitamine pour la grande distribution

0 03.02.2016 07:00
« Le macaron est tout simplement un grand facilitateur de vente ».

« Le macaron est tout simplement un grand facilitateur de vente ».

Photo Le Courrier de l'Ouest - Laurent COMBET

Le concours des Ligers s’est peu à peu installé dans le paysage comme un événement qui compte, notamment du point de vue commercial. Explications.

La médaille d’or aux Ligers, passeport pour la vente ? Si la formule paraît un peu définitive, elle n’en reflète pas moins une réalité du marché, depuis plusieurs années. Tout d’abord pour une raison qui semble commune à tous les grands concours de vins en France, qu’il s’agisse du Concours général agricole de Paris, de celui de Mâcon... ou des Ligers : « Le macaron, c’est tout simplement un grand facilitateur de vente. Sur certains circuits de distribution, les viticulteurs n’ont tout simplement plus besoin de faire la promotion du produit », explique Laurent Polleau, président de l’Union des œnologues de France pour la région Val de Loire.

-> Retour au dossier consacré aux vins de Loire en cliquant ici

Un constat difficilement quantifiable sur les circuits CHR (café-hôtellerie-restauration) ou à l’export, mais très sensible dans la vente aux particuliers ou dans le réseau de la grande distribution.

« La médaille fait sur le rayon d’un grand magasin ce que le caviste fait en vrai », illustre Laurent Polleau, ce que confirme Elodie Rumée, responsable marketing d’Alliance Loire, société de commercialisation de 8 coopératives du Val de Loire : «  Quand il n’y a personne à côté du rayon, le consommateur n’a pas de prescription, il doit trouver ses repères tout seul et la médaille est là pour le rassurer ».

Une sécurisation bien plus importante lorsqu’il s’agit « d’une médaille d’or », y compris en ce qui concerne l’export et le réseau CHR, notamment du côté des grossistes.

Le macaron fait vendre

« Pour l’export, ça dépend des pays : l’Asie au sens large est férue de médaille, avec une exigence forte sur l’or  », précise Elodie Rumée. L’or comme un sésame, donc, l’argent comme une incitation, mais pas grand chose pour le bronze. «  On sent que les clients sont très attentifs à la couleur de la médaille  », agrée Mme Delos, directrice commerciale du Super U de Mazé. «  Vous vendez plus avec le macaron, c’est évident.  »

Mais en la matière, que peut apporter le concours de Ligers que n’apportent pas les autres concours de référence ? «  L’ancrage régional reste important dans le cas des Ligers  », avance Elodie Rumée.

«  Il fait moins de bruit que Paris ou Mâcon, mais son niveau de confiance ne cesse d’augmenter parmi les distributeurs  », assure Laurent Polleau. «  Il y a dans le travail des professionnels ligériens et des dégustateurs une rigueur qui n’a rien à envier à celle des Alsaciens, avec qui j’ai longtemps travaillé…  »

Un compliment qui se double d’un constat beaucoup plus terre à terre : «  Le concours des Ligers a un impact encore plus intéressant depuis qu’on ne peut plus apposer les macarons du concours général de Paris sur les marques de distributeurs (MDD)  », affirme-t-on du côté d’Alliance Loire. Un atout de plus pour voir les vins récompensés aux Ligers «  descendre de l’étagère au caddie  »…

Sébastien Rochard

 

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